Me voilà de retour à Durham pour un nouveau trimestre, et de nouveaux articles pour vous donner des nouvelles de mes folles aventures au pays des Beatles, de Janes Austen et d'Harry Potter, bien sûr !
Je suis donc rentrée de France le vendredi 13 janvier, sans problèmes de transports (miracle ?). A l'aéroport, j'avais retrouvé Flore-Anne et deux de ses amis, Adeline ensuite, puis dans l'avion deux autres Françaises : c'est donc sous forme d'expédition que nous avons pris le métro puis le train pour Durham. A l'appartement, Edna était déjà arrivée depuis deux semaines (elle s'est sentie très seule tout ce temps-là, la résidence étant totalement vide), et Emilia devait arriver le lendemain ; Amélia, quand à elle, revenait le dimanche soir. Pour fêter nos retrouvailles, j'ai fait un gâteau chocolat-ananas qui a eu du succès.
Les cours reprenaient le lundi 16 janvier, mais ce jour-là je n'avais qu'à rendre des summatives, n'ayant aucune classe le lundi. J'ai profité de mon temps libre pour demander à Bill Starforth (le gérant de la résidence) de réparer ma porte, ce qui a pris une envergure inattendue : lui et Gary, son aide, à quatre pattes dans le couloir, entourés de caisses à bricolage, et comparant des vis pour trouver la bonne taille... Puis, que dire ? J'ai fait des courses, je suis allée à la chorale... comme d'hab, quoi.
J'ai donc repris les cours, ce qui me réjouissait tant je les trouve intéressants. Le petit problème de la semaine a été de savoir quand recommençaient les seminars, qui n'ont lieu qu'une fois toutes les deux semaines : au dernier trimestre ils se répartissaient bien, puisque j'en avais trois par semaine ; mainteant, ce sera quatre et deux... il va falloir s'organiser.
Un de mes professeurs a changé (c'était prévu) : pour le cours de Love and Longing, j'ai maintenant le prof que j'ai en Libertinage, ce qui est une bonne chose car je n'aimais pas trop les cours de la précédente, mais les siens si. Et il ne m'a pas déçue au premier cours : c'était vraiment bien plus intéressant (nous étudions Le Jeu de l'amour et du hasard) !
J'ai déjà eu la note d'un de mes summatives, un 76 % ; mais comme c'est le seul devoir que j'ai rédigé en français, pas de quoi trop se glorifier ni se rassurer pour les autres devoirs. Pendant les vacances, j'avais envoyé sitôt fini mon essay de Libertinage à Tom, qui me l'avait renvoyé corrigé (il n'a touché qu'aux fautes de langue et de compréhension, pas à mon propos lui-même) ; lorsque je lui avais demandé ce qu'il en avait pensé, s'il trouvait que c'était mal écrit, il m'avait dit avec tact que le prof prendrait plus en considération mes idées que ma langue... Bref, j'ai bien fait de lui envoyer !
J'ai repris le badminton du mercredi soir, où je me trouve toujours un peu seule. Là, comme nous n'étions pas beaucoup, c'était plus agréable, j'ai joué un peu plus souvent. J'ai même discuté avec une dénommée Rachel (qui a prononcé son nom d'une telle façon qu'au début j'ai cru qu'elle disait "Richard"), très bavarde et très sympa, mais qui m'a dit qu'elle avait une autre activité le mercredi soir (je n'ai pas compris quoi) donc ne savait pas quand elle reviendrait.
Jeudi midi, Tom, Caroline et moi sommes allés prendre un café au Flat White, un petit café un peu caché, mais sympa (un peu dans le genre du Vennel's, où je vais souvent). Nous avons discuté comme des fous, toujours cherchant à mieux connaître nos pays respectifs (Tom semble trouver que nous associons trop l'Angleterre aux Etats-Unis, et que nous donnons à la deuxième les défauts du premier, ce qui est franchement vrai dans mon cas). Ensuite, comme nous n'avions pas envie de nous quitter, nous sommes allés à la Cathédrale, où nous nous sommes assis sur un banc et avons discuté encore et encore, jusqu'à ce qu'il nous faille vraiment partir (Caroline et moi avions un cours, tout de même). C'était bon de se retrouver.
Samedi, Amélia nous a préparé une galette des rois (une frangipane) que nous avons dégustées toutes ensembles (les cinq colocataires et Adeline), et le lendemain, Emilia a cuisiné pour nous un plat sicilien, Parmigiana (je ne suis pas sûre de l'orthographe) : une sorte de gratin d'aubergines avec oeufs, mozzarella, super sauce tomate et d'autres choses j'imagine ; cela aurait pu s'assmiler à des lasagnes, mais sans la pâte.
(De gauche à droite, Edna, Flmore-Anne et Emilia. Flore-Anne prépare sa couronne, car elle a eu la fève. La galette des rois n'existe pas en Angleterre, non plus qu'en Italie, mais au Portugal si : ils confectionnent un gâteau qui ressemble à notre couronne du Sud, et celui qui trouve la fève doit acheter l'année d'après la galette, je crois)
Jeudi 26, Tom, Caroline, Karen et moi sommes sortis de Durham pour prendre un verre dans un petit bar très anglais, le Seven Stars (Inn). Nous n'y sommes restés qu'une heure et demie, car nous avions cours à 4h Caroline et moi.
C'est le week-end, je me repose et je travaille. Mardi, je retrouverai Marius et Théa au Vennel's pour reprendre nos petites séances de tandem.