samedi 9 juin 2012

Examens

Voilà, je poste un nouveau message, quelques jours avant mon retour définitif en France.

J'ai eu mes examens mi et fin mai, je suis donc tranquillement installée à mon bureau et en pleines vacances. Tous ont duré deux heures, et consistaient pour la plupart en deux essays, sauf un où il fallait rédiger un commentaire de texte médiéval (j'ai choisi Huon de Bordeaux, la grande découverte de cette année ! J'espère qu'il me portera chance) puis un essay sur une question plus générale.
Vous l'avez compris, pour rendre les summatives la simplicité n'était pas de mise. Eh bien, c'était la même chose pour les examens. au premier, je me suis retrouvée bien bête parce que nous n'avions pas de feuilles de brouillon comme en France (en plus, en France je les récupère pour faire des dessins ensuite), donc j'ai du faire mon plan sur la feuille de sujets. Mais enfin, on entre, on s'assoit à n'importe quelle table, sur laquelle sont posées deux cahiers, une feuille de sujet retournée et un bitogno qui sert à accrocher les deux cahiers ensemble au moment de les rendre. On m'a expliqué (après le premier exam, bien sûr) que l'un d'eux pouvait faire office de brouillon, mais qu'il fallait que je le rende avec le cahier propre. Tout est relevé : cahiers, sujets, etc. Quelques minutes avant le début de l'examen, un des suveillants nous lit le règlement (on croirait qu'on nous lit nos droits, comme avant d'être arrêté dans les séries policières américaines : "Vous avez le droit de garder le silence. Toute parole pourra être retenue contre contre vous..."), puis s'ensuit le pire moment, celui où on attend que la grande aiguille daigne se poser sur le 6, et pendant lequel personne ne parle... Quand je pense que l'an dernier au concours on faisait même des commentaires en lisant le sujet...
Enfin, l'avantage par rapport au concours de l'ENS, c'est que deux heures, ça passe très vite. On n'a pas six heures pour se dire "Mon Dieu, j'écris vraiment n'importe quoi, je suis désespéré, je ne vaux rien, je vais me suicider après avoir rendu ce torchon, non, mieux, je ne la rendrai pas et me suiciderai." Heureusement, ces réflexions ne m'ont pas plus effleurée l'an dernier que cette année, mais j'avoue avoir eu des passages difficiles en prépa, pendant toutes ces heures. Alors que là, en deux heures, on a juste le temps de jeter un coup d'oeil à sa montre et d'écrire le plus vite possible. Le résultat est bien moins probant qu'en cinq ou six heures, mais au moins, c'est fini. J'espère que je ne m'en suis pas trop mal sortie, je ne cherche qu'à avoir mon année (bon, si j'avais quelques bonnes notes, ce serait pas mal non plus), donc je pense que j'étais moiins stressée que les Anglais pour qui la note a une importance capitale (pas comme nous, en France, pour qui le diplôme compte plus).

J'en suis cependant sortie sans égratignures, prête à sauter tête la première dans des vacances qui s'annonçaient délicieuses, puisque pendant la semaine des examens, il a fait un temps magnifique (il faisait très moche depuis mon retour, mais soudainement, nous étions en mai-juin !) Cependant, depuis la fin de mes examens, le mauvais temps est revenu, et comme je vous parle il tombe des trombes d'eau régulièrement, il fait froid... Horrible. J'ose juste espérer que c'est un temps normal, et pas que c'est une année particulièrement moche, parce qu'auquel cas, je n'aurai vraiment pas eu de chance : mauvais temps, pas de neige...

Depuis mon retour en avril, je dois avouer que je ne faisais pas grand chose (à part travailler, eh oh), et je sortais très peu, surtout pendant les révisions, parce que tout le monde faisait des nuits blanches pour rattraper le temps perdu et personne ne voulait sortir. Heureusement, quelques exceptions : nous avons improvisé un repas partagé entre colocs pour fêter le départ d'Emilia (elle est partie le 30 mai), devant l'Eurovision, puis trois jours plus tard en commandant des pizzas pour re-fêter le départ d'Emilia (héhé, ce n'est jamais fini !) Entre temps, j'ai parfois vu Tom et Caroline, Sarah (alors qu'il faisait beau, en sortant d'un exam commun nous sommes allées manger ensemble puis prendre une glace dégustée au bord du fleuve... si c'était pas la belle vie...), etc.

Le week-end dernier, c'était le Jubilé de Diamant de la Reine, aussi Durham était plein de drapeaux anglais, le Tesco de produits en promotion avec l'Union Jack dessus (j'ai craqué... j'ai acheté un coussin), etc... Entre le mariage l'an dernier, le Jubilé cette année, et les JO cet été, le Royaume-Uni est vraiment à l'honneur actuellement ! D'ailleurs la flamme olypique devrait passer à Durham la veille de mon départ, il ne faut pas que je manque cela !

Enfin, hier matin en me réveillant (à midi), Edna est venue me voir en me proposant une place de dernière minute pour un formal dinner à son college, Hatfield ( un des colleges les plus chics/posh de Durham University, connu pour ses formal !) J'y suis donc allée avec elle hier, voici donc les photos !



(Marie à Hatfield en gown et robe de soirée ! Ok, ça ne se voit pas, mais je vous l'assure)



(La salle à manger, petite mais jolie. Notez les chandeliers ! La table en angle et dos à la fenêtre est celle des professeurs et responsables du college, à l'entrée de qui nous nous sommes levés. ensuite, il y a eu une prière en latin récitée par un type avec un drôle d'accent, dont je n'ai compris que les mots finaux, "saecula saculorum", puis on s'est rassis)



(L'autre moitié de la salle à manger était vide, c'était donc un formal intime. Edna avait l'air de penser que cela était dû au fait que les examens étant finis, beaucoup d'élèves sont déjà repartis)


La nourriture était meilleure qu'au formal de St Mary, mais ce n'est pas encore la Tour d'argent... On a encore eu droit au combo patates-carottes, mais ne chipotons pas trop, la soupe au coriandre et aux carottes était bonne, la viande pas mauvaise ("Braised steak", indiquait le menu), le dessert sympa (charlotte mangue/framboise), et un plateau de fromages inattendu a fait son apparition en fin de repas !

A notre table (le placement était libre), une Brésilienne est venue quand elle a découvert qu'Edna était Portuguaise, puis quatre garçons majoritairement en master qui la connaissaient également sont arrivés. Il y avait là un Allemand, un Suisse (avec qui j'ai parlé tout le temps anglais, histoire de ne pas exclure les autres), un Anglais d'origine Pakistanaise, et un Turc en Erasmus comme moi (Semi, je crois). L'ambiance était chaleureuse, nous sommes ensuite allés au bar de college, puis au Fabios, un bar/boîte de nuit qui a l'avantage d'être gratuit, aussi c'est le point de ralliement avec le Klute des étudiants. A l'instigation du Suisse, nous avons bu cul sec un petit verre de liqueur de prune, c'était vraiment très fort ! Nous sommes parties Edna et moi à deux heures, parce que je n'avais plus de pieds... Le retour à pied a été dur !



(Edna et moi au Fabios)


Je repars en France le 18 juin, afin d'assister au mariage d'un de mes cousins, d'être là pour la fête de la musique, etc. Je ne reviendrai à Durham qu'en Juillet, avec Papa, Maman, Jacques et Lise pour visiter l'Ecosse pendant une semaine, puis les alentours de Durham, et enfin vider ma chambre et rendre les clés. Cela fait drôle de se dire que c'est déjà fini, mais pour l'instant je ne suis pas encore triste, je me dis que cette expérience-là je l'ai faite, et que d'autres viendront. Evidemment, j'aimerais rester toute ma vie dans ce pays pluvieux mais accueillant, mais pour l'instant, ma place est encore en France. Qui sait, un jour ?

lundi 30 avril 2012

Retour à Durham : des news !

Me revoilà !
J'avais, la dernière fois, signalé mon retour en France pour les vacances de l'Université. Cette petite pause m'a permis de me reposer, de faire des choses importantes ET de travailler (quoique certaines personnes qui se reconnaîtront ont considéré que je n'avais rien plombé pendant un mois... Parents visés, of course ^ ^ Je reconnais que j'aurais pu faire plus, mais j'ai au moins fait le minimum syndical). Bref, je suis rentrée le 21 avril, après quelques jours passés à Paris chez Géraldine, qui m'ont presque donné l'impression que je revenais et non que je partais... Mais le samedi, j'étais de retour, et le lundi j'ai pu rendre mes summatives à temps (avec quelques complications, puisque il m'a été impossible d'imprimer un document annexe nécessaire : j'avais en effet eu la mauvaise idée de m'yprendre au dernier moment, et je pense que nous avons été 10 000 à faire la même chose au même moment, donc le serveur était saturé... Well, je m'en suis sortie sans égratignure !)

Les cours sont quasiment finis, et la plupart d'entre eux n'ont plus lieu, car cette période est consacrée à la préparation des examens, qui arrivent à partir de mi mai. Aussi les professeurs ne proposent-ils que des cours facultatifs, pour s'entraîner sur des sujets des années précédentes. Mes semaines, qui n'étaient déjà pas très lourdes, sont carrément vides : demain matin j'ai un cours, et puis... eh bien, je crois que c'est fini. Ok, je triche parce que je ne vais pas à tous les cours (les professeurs postent pour la plupart leurs diaporamas sur Internet; merci à eux !), mais c'est pour la bonne cause car j'en profite pour réviser comme je peux, faire des entraînements en temps réel, etc. Je suis d'ailleurs rassurée de constater que je peux écrire deux essays en anglais en deux heures (hum, le niveau de mes essays est désespérant, mais je m'inquiétais avant tout de ma capacité à écrire dans une autre langue que le français en si peu de temps, et je ne suis plus trop inquiète : comme quoi tout ce travail d'arrache-pied pour améliorer mon anglais depuis octobre porte ses fruits !)

Mon premier examen est le 16 mai, le second le 24, et les autres suivent en rang serré jusqu'au 29, je crois. Je me demande bien ce que je vais faire entre cette dernière date et le moment où je quitterai définitivement l'Angleterre, début juillet. Je reviens pour un petit temps en France fin juin, il faut d'ailleurs que je réserve des billets, mais avant cela... On verra bien.

Le temps ici est ab-so-lu-ment horrible. Il paraît qu'on appelle ça les 'April showers', et je veux bien le croire ! Il pleut par intermittence, mais le répit entre deux averses est passablement court. On peut donc se demander comment j'ai réussi à faire une randonnée samedi dans le Lake District sans revenir trempée, et même en ayant eu un temps franchement beau (pas le soleil de Méditerrannée, mais des nuages pas trop menaçants et des éclaircies régulières et qui réchauffaient !)

Voici donc les photos !



(Nous sommes partis du village/ville de Braithwaite)


J'étais dans un groupe dirigé par la dénommée Emily, et la nouvelle Présidente de la Walking Society, Sarah, a fait la même marche que nous. Je la connais, puisqu'elle était ma chef de groupe à ma précédente et neigeuse randonnée dans les Cheviot Hills. Nous faisions la marche la plus "facile" (tout est relatif), et évdiemment ? n'étions que des filles. J'ai notamment pas mal sympathisé avec Emily et Sarah, et surtout avec deux Roumaines (dont une Laura) et une Bulgare de deuxième anné. L'ambiance était très sympa, comme d'habitude, et le paysage et le beau temps aidant, nous avons passé une très bonne journée.




(Vingt minutes après le début, longue montée à flanc de montagne... Dur)



(Moi et Laura. Excusez je vous prie la couleur des images qui suivent, j'avais enclenché par erreur une fonction sur mon appareil photo qui les a rendues plus bleues et violettes qu'en réalité...)



(Voici la vallée dans laquelle nous sommes descendues en retour - à mon instingation, je l'avoue, puisqu'on nous a proposé de suivre le chemin prévu, c'est-à-dire par le haut, mais en se dépêchant, ou prendre le chemin de la vallée, plus tranquille et rapide. Seule Lazy Marie a donné un avis, et c'est celui qu'on a suivi... Je me voyais mal aller plus vite que ce que je faisais habituellement, car j'essaie toujours d'être la plus rapide possible, même si ce n'est pas aussi visible)



(un lac entr'aperçu)



(je l'aime bien, celle-là)



(le groupe ! De gauche à droite, Unknown, Emily, Sarah, Romanian Unknown, Laura, Hannah, Bulgarian Unknown. "Unknown" car elles ont dit leurs prénoms (on se présente toujours au début de la marche), mais je ne les ai pas compris...)





Voilà donc comment j'ai occupé mon samedi ! Je n'en reviens toujours pas de ne pas être rentrée, comme les trois autre fois, trempée jusqu'aux os et complètement exténuée... Bon bon, j'étais pas mal fatiguée (ai dormi comme une souche la nuit suivante...), mais tout à fait fraîche le lendemain.
J'ai été d'autant plus chanceuse, paraît-il, que ce jour-là il a fait très moche à Durham (il a plu quand je suis partie, et quand je suis revenue...)

Voilà donc le programme actuel : je travaille, j'ai froid (j'ai rallumé le chauffage que j'ais éteint avant les vacances !), et je lis ^ ^

Bises à tous.

dimanche 26 février 2012

Un certain parfum

Nouvel épisode sur mes pérégrinations anglaises dans la ville de Durham. Excusez je vous prie l'espacement entre les articles, mais étant venue pour travailler (vaste blague ?), je n'ai pas l'occasion de découvrir des choses tous les jours, ou même toutes les semaines.
Cependant, quoi de neuf depuis le 6 février ? Pas grand chose : je fais toujours du badminton et du chant, j'ai toujours des cours et du travail chaque semaine, je n'ai pas fait de randonnée depuis la dernière dans les Cheviots Hill, etc. Mes journées ? Boulot, cours, manger, dodo, sortir avec les amis, etc... bref la routine.
Mais j'aborde le sujet qui a justifié l'écriture d'un nouvel article et donné à celui-ci son titre : il flotte dans l'air comme un parfum de printemps.
En effet, l'Angleterre n'a pas subi comme la France une vague de neige et de froid étonnante. Non non : ici, il n'a neigé que le 4 février, évidemment le jour où je n'étais pas à Durham (randonnée), et le lendemain matin quand je suis allée me promener à 11h30 il faisait tellement soleil qu'il n'y avait même plus de neige sur la cathédrale et les arbres de son côté de la rivière. J'enrage, car depuis le début de l'année, tous les élèves nous racontaient moult histoires sur la neige à Durham : verglas, cours annulés, neige sans discontinu pendant deux mois, bref le paradis, et alors que le Sud de l'Europe se caillait, nous nous avons eu droit aux inconvénients du froid, et pas à ses avantages.

C'est donc avec bonheur que je sens arriver le printemps, qui doit mettre fin à cet hiver décevant. En effet, cela fait plusieurs jours que les gants et écharpes font suer, que les manteaux d'hiver commencent à être rangés au placard, et qu'on voit des gens dans la rue sans manteau... bref le printemps arrive ! Il commence à faire beau et assez doux, et si les arbres n'ont pas encore recouvré leur feuillage, la verdure à Durham prend de belles couleurs, quand le soleil accepte de pointer son nez pour illuminer la campagne alentour.

C'est donc forte de ce parfum de printemps que je suis allée me promener ce matin après la messe : un rituel, lorsqu'il ne fait pas trop froid ou que je ne suis pas trop fatiguée) ; en général je reste autour de la Wear, et je regarde les clubs d'aviron s'entraîner, restant sous la voûte des arbres qui donnent au sentier un certain cachet. Dimanche dernier j'avais découvert un pont, Kingsgate Bridge, reliant le DSU (sur New Elvet, la rue de mon département) à une petite rue menant à la cathédrale, que j'ai réemprunté ce matin, pour admirer encore une fois la cathédrale : je ne m'en lasse pas. Son cloître (qui me rapelle Harry Potter !), son architecture extérieure, imposante et pourtant très calme, l'intérieur tout autant, c'est vraiment un enchantement. Ensuite, j'ai farfouillé dans le coin pour retrouver le passage que nous avions emprunté lors de la Matriculation Ceremony, et ai longé la Wear jusqu'à Presends Bridge (que j'appelais Iron Bridge, parce qu'il était en travaux et que les échafaudages étaient en fer... mais en fait il est en pierre ; et maintenant que les travaux sont finis, c'est vraiment crétin de dire Iron Bridge), puis ai rattrapé South Street et Quarryheads Lane que j'ai longée, passant à côté de la Durham School (école en pierre, d'apparence très anglaise : ça donne envie d'envoyer ses enfants étudier là-bas, jusqu'à considérer les frais de scolarité...)


(Durham School : no comment ^ ^)

De là, je comptais prendre le chemin que je prends toujours lorsque je rentre de la bibliothèque ou de mon college, c'est-à-dire continuer sur Margery Lane, jusqu'à me retrouver devant Crossgate et ma résidence (en gros j'aurais été à 11h45 chez moi, en marchant vraiment tranquillement), mais j'ai changé de plan : juste avant d'être sur Margery Lane, je suis allée explorer un sentier qui, selon le panneau à l'entrée, devait me mener au Durham Archery Lawn Tennis Club (sic) ; je l'ai longé, puis me suis retrouvée dans un ensemble de maisons très jolies, puis me suis retrouvée sur une grande route très pratiquée et ai commencé à douter d'être encore à Durham... Heureusement, les Anglais font parfois les choses bien : sur les panneaux indiquant le nom des rues, il y a également le code postal (qui n'est pas comme nous 75 019, 31 005 etc, c'est beaucoup plus précis : le mien par exemple c'est DH1 4DS ; DH comme Durham, et le reste je ne peux faire que des suppositions, comme d'imaginer que le 1 indique le numéro du quartier, ou quelque chose comme cela), donc j'ai pu voir que j'étais bien encore dans DH, et me suis sentie tout à fait apaisée en voyant DH1 4** : je me savais près de chez moi ! Après avoir pris Neville's Cross vers la gauche et être arrivée sur Crossgate Perth, prolongement de ma rue, j'ai encore marché quelque temps, et là, oh miracle ! j'ai vu le sommet de la cathédrale ! J'ai suivi la route jusqu'à me retrouver en face de ma résidence : j'ai donc tourné la clé dans la porte une heure et demie après la fin de la messe (soit trois heures après mon départ !), et croyez-moi, j'étais fourbue...
Mais je parle, je parle, et personne ne comprend ce que je raconte... J'ai donc fait une capture d'écran (waouh !) d'une carte de Durham pour que vous situiez mon parcours de ce matin ; j'ai également reproduit en pointillés le chemin que j'ai pris pour aller à la messe, et en ligne continu le chemin du retour (sensiblement plus long). MP vous indique un élément important de mon univers : c'est la Market Place, mon point de repère ; D c'est mon département, et la petite croix sur Old Elvet c'est mon église (c'est vraiment dur de dessiner avec une souris !)


(je sais que ce n'est pas facile à voir, mais c'est tout ce que j'ai eu comme idée pour vous expliquer. Je pense que je suis allée plus bas que le montre la page, mais bon, n'ayant la certitude de rien, j'ai arrêté ma ligne en bas à gauche)

 
Ps : J'ai entouré "Durham University" où je n'ai jamais mis les pieds, mais c'est parce que la cathédrale n'apparaissait pas, et qu'elle est juste à côté de l'Université.
Cette promenade était quand même assez longue, j'ai peut-être fait deux-trois kilomètres... difficile d'évaluer la distance. Sachez néammoins que le parcous en pointillés s'effectue en quinze-vingt minutes.
Bref, tout ça pour dire que Durham est vraiment une très belle ville, et que la campagne avoisinante a l'air également très jolie ; le tout sur un air printanier, c'est très revigorant.

Pour parler de choses plus pratiques, je reviens en France du 14 mars au 21 avril : je prends l'avion le 14 au soir, dort chez mes grands-parents à Paris, prends le train TRES TOT le lendemain, arrive en début d'après-midi à Toulouse, puis repars le 17 avril au matin ; j'arrive en train à Paris le soir et dort chez Géraldine jusqu'au 21 au soir, où je prendrais l'avion pour Newcastle.

D'ici là, je ne chôme pas : j'ai à rendre pour le 16 mars (eh oui, après mon départ : il faudra donc que je les finisse avant le 14 au matin) deux commentaires et deux essays (deux autres essays doivent être rendus à la rentrée) ; j'ai déjà fini un commentaire et ai bien commencé un essay, mais pas le temps de se reposer ! Il faut lire des articles, aller à la bibliothèque emprunter des livres ou y rester pour bûcher dessus, faire des plans, écrire le tout en anglais... C'est pas du gâteau, croyez-moi !

A la rentrée, les quelques cours que j'aurai viseront à nous préparer aux examens, dont j'ai reçu les dates cette semaine : ils s'étalent sur la deuxième moitié de mai, et je n'en ai pas plus de trois par semaine (sachant que j'ai cinq examens à passer) : à coup de deux heures par examen, on est loin du concours de l'ENS !

Pour ce qui est de mes progrès en anglais, ils sont certains, fulgurants et je ne suis pas la seule à les avoir remarqué (Dieu merci) : je peux tenir une conversation avec une personne sans problème, et on me fait souvent des compliments sur mon anglais ("your english is amazing") ; relativisons, je suis simplement plus "fluent" qu'au début de l'année, et mon vocabulaire s'est beaucoup enrichi. Je le remarque notamment parce qu'entendre de l'anglais (conversation, télé, chanson) tout en lisant ou écrivant en français ne me gênait pas avant ; mais maintenant cela commence à être énervant, je ne peux pas lire un texte en français si j'entends de l'anglais à proximité ; je commence également à comprendre les conversations des groupes près de moi, ou de gens qui passent dans la rue, etc... Bref, je progresse. Mon problème maintenant est d'acquérir encore plus de vocabulaire et de penser à cette fichue préposition "to" lorsque je parle d'un endroit où aller (ex : Je veux aller en Irlande, I want to go to Ireland et pas "at"). Malheureusement, là où je crois que je ne progresserai jamais (sauf si je restais en Angleterre pour un temps vraiment très long, j'imagine), c'est que si je pense en anglais depuis longtemps, je sens que je pense avec une logique française, donc je ne comprends pas parfois pour les Anglais disent plutôt cela que cela, alors que c'est le contraire chez nous.

Après ces considérations pseudo-linguistiques, je retourne à ma routine, en l'occurence à mon essay sur Aucassin et Nicolette... à une prochaine fois.

lundi 6 février 2012

SNOW IN DURHAM !!!!

Cette semaine, j'ai revu Théa pour nos petits rendez-vous au Vennel's, mais Marius manquait à l'appel... Nous avons donc migré au MLAC (mon département, en quelque sorte) où nous avons mangé toutes les deux, et après une heure de conversation où je lui ai parlé des virelangues (elle est désormais folle de "panier-piano"), de la Chandeleur et de la galette des rois, elle m'a quitté pour aller en cours.

Jeudi en fin d'après-midi, je suis allée sur conseil de mon prof de Rebellion à une petite conférence qu'il donnait sur le thème central de nos cours, "Feud in medieval texts" (feud = querelle entre barons et roi). Je suis assez fière de dire que je pense avoir bien compris le propos, preuve sans doute de mes progrès ; de manière générale, on peut dire que si je me concentre, je comprends à peu près tous lescours. Simplement, il faut se concentrer, et cela demande beaucoup d'énergie (surtout le mardi matin, à ma première heure de cours de la semaine... c'est dodo). N'empêche, cette semaine, pour la première fois, deux personnes m'ont dit "Your english is very good" : ne prenons pas ce compliment comme un "waouh, ton anglais est parfait, on dirait une autochtone !" mais comme un "pour une personne dont la langue maternelle n'est pas l'anglais, tu te débrouilles bien".
Au début de la semaine dernière sont tombées trois notes de summatives : 61% pour un commentaire sur Ronsard, 65% pour un autre sur Phèdre, et 66% pour un autre sur Huon de Bordeaux, une chanson de geste du XIIIème siècle (qui a fait les choux gras de la famille pendant toutes les vacances de Noël... vous êtes vraiment moqueurs !) D'abord, j'avais tendance à traduire ça en 12-13, donc je ne trouvais pas ces notes si bonnes que cela, mais Tom m'a orientée vers le School Handbook de l'université qui explique que ce sont des bonnes notes, montrant une bonne maîtrise de l'exercice de commentaire et de bonnes références. En guise de commentaires, tous les professeurs d'ailleurs louaient mon travail, mais déploraient mon niveau de langue (c'est noté anonymement, alors j'ai été notée comme si j'étais Anglaise...) : une des professeurs a d'ailleurs ajouté en commentaire final "This is a very good commentary that would have been even better if the level of language had matched that of the content" : sans blague...

Même si Tom essaie de me rassurer sur mes notes, m'assurant qu'elles sont vraiment très bonnes pour quelqu'un qui n'écrit pas dans sa langue maternelle, j'angoisse énormément sur les examens finaux : je n'aurai que deux heures pour faire deux essays ou bien un essay et un commentaire (selon les matières) ; quand on sait le temps que j'ai mis à écrire mes summatives, et combien de milliers de fois j'ai cherché un mot dans le dictionnaire... Il va falloir que je me prépare vraiment bien avant.
Mais parlons plutôt du sujet qui a donné son titre à l'article : la neige ! J'attendais fébrilement sa venue depuis décembre, tant les photos de Durham enneigée étaient belles... Mais il était visiblement tombé trop de neige l'an dernier, il n'en restait plus assez pour l'hiver 2011-2012. Le 4 février, enfin, le nord de l'Angleterre s'est vu couvert d'un délicat duvet de sucre glace : malheureusement pour moi, j'étais dehors à ce moment-là.
En effet, c'était le jour où avait lieu la randonnée dans le Northumberland, dans les Cheviots Hill (à la frontière entre le Northumberland, encore en Angleterre, et l'Ecosse) ; il y avait déjà neigé, mais il s'est remis à tomber de la neige alternant avec de la pluie dans la journée, accompagnées d'un vent franchement fort. J'étais dans un groupe très sympa, la chef de groupe s'appelait Sarah et m'a été d'un grand secours en me prêtant ses gants, un polaire et des guêtres ; même le fait d'avoir chaussé des chaussures de marche spécialement ramenées de France n'a pas empêché l'eau de me mouiller les pieds. Bref, this walk was really cold, wet and snowy...






(ce bon vieux mur, qui caractérise la campagne anglaise et toutes les randos que j'ai faites pour le moment)

(la particularité du Northumberland réside dans l'absence d'arbres : en effte le National Northumberland Park est l'unique lieu de résidence du curlew - que Word Reference traduit poar courlis - et il vit dans les fougères ; celles-ci mourant lorsqu'un arbre pousse à proximité, on brûle tout arbre cherchant à pousser dans cette région)

 
Mais quelle récompense, en rentrant vers les huit heures à Durham, de voir la ville enneigée !



(ma résidence, le lendemain matin ; comparez avec une des premières photos du blog, j'avais pris la même vue en arrivant en septembre)

(le chemin que j'emprunte après la messe pour ma petite promenade dominicale le long du fleuve)


(une partie de la Durham School, un établissement so english devant lequel j'aime bien passer en rentrant)


(une maison sur Quarry Heads Lane)

 
J'oubliais de parler de la soirée Chandeleur de vendredi soir ! Ce jour-là, j'avais préparé les crêpes à l'avance et à sept heures, Karen, Tom, Caroline et Stéphane, son copain de passage à Durham, sont venus manger à la maison où nous avons bien rigolé ; cette soirée devait être le pendant de celle que les Anglais nous avaient offerte au mois de novembre chez eux, mais avec en plus le fait que c'était la Chandeleur, fête que les Anglais ne célèbrent pas - voire ne connaissent pas.

 

(Caroline et Stéphane)

 

(Caroline et Tom)

Nota bene : je mets beaucoup de photos sur mon blog, mais quand j'essaie de voir si elles sont visibles, ce n'est pas le cas. Donc si vous n'arrivez pas à visionnez mes photos, laissez un commentaire pour me le faire savoir ou envoyer-moi un mail, c'est tout comme. Merci.

samedi 28 janvier 2012

Happy new year !

Me voilà de retour à Durham pour un nouveau trimestre, et de nouveaux articles pour vous donner des nouvelles de mes folles aventures au pays des Beatles, de Janes Austen et d'Harry Potter, bien sûr !

Je suis donc rentrée de France le vendredi 13 janvier, sans problèmes de transports (miracle ?). A l'aéroport, j'avais retrouvé Flore-Anne et deux de ses amis, Adeline ensuite, puis dans l'avion deux autres Françaises : c'est donc sous forme d'expédition que nous avons pris le métro puis le train pour Durham. A l'appartement, Edna était déjà arrivée depuis deux semaines (elle s'est sentie très seule tout ce temps-là, la résidence étant totalement vide), et Emilia devait arriver le lendemain ; Amélia, quand à elle, revenait le dimanche soir. Pour fêter nos retrouvailles, j'ai fait un gâteau chocolat-ananas qui a eu du succès.
Les cours reprenaient le lundi 16 janvier, mais ce jour-là je n'avais qu'à rendre des summatives, n'ayant aucune classe le lundi. J'ai profité de mon temps libre pour demander à Bill Starforth (le gérant de la résidence) de réparer ma porte, ce qui a pris une envergure inattendue : lui et Gary, son aide, à quatre pattes dans le couloir, entourés de caisses à bricolage, et comparant des vis pour trouver la bonne taille... Puis, que dire ? J'ai fait des courses, je suis allée à la chorale... comme d'hab, quoi.

J'ai donc repris les cours, ce qui me réjouissait tant je les trouve intéressants. Le petit problème de la semaine a été de savoir quand recommençaient les seminars, qui n'ont lieu qu'une fois toutes les deux semaines : au dernier trimestre ils se répartissaient bien, puisque j'en avais trois par semaine ; mainteant, ce sera quatre et deux... il va falloir s'organiser.

Un de mes professeurs a changé (c'était prévu) : pour le cours de Love and Longing, j'ai maintenant le prof que j'ai en Libertinage, ce qui est une bonne chose car je n'aimais pas trop les cours de la précédente, mais les siens si. Et il ne m'a pas déçue au premier cours : c'était vraiment bien plus intéressant (nous étudions Le Jeu de l'amour et du hasard) !
J'ai déjà eu la note d'un de mes summatives, un 76 % ; mais comme c'est le seul devoir que j'ai rédigé en français, pas de quoi trop se glorifier ni se rassurer pour les autres devoirs. Pendant les vacances, j'avais envoyé sitôt fini mon essay de Libertinage à Tom, qui me l'avait renvoyé corrigé (il n'a touché qu'aux fautes de langue et de compréhension, pas à mon propos lui-même) ; lorsque je lui avais demandé ce qu'il en avait pensé, s'il trouvait que c'était mal écrit, il m'avait dit avec tact que le prof prendrait plus en considération mes idées que ma langue... Bref, j'ai bien fait de lui envoyer !
J'ai repris le badminton du mercredi soir, où je me trouve toujours un peu seule. Là, comme nous n'étions pas beaucoup, c'était plus agréable, j'ai joué un peu plus souvent. J'ai même discuté avec une dénommée Rachel (qui a prononcé son nom d'une telle façon qu'au début j'ai cru qu'elle disait "Richard"), très bavarde et très sympa, mais qui m'a dit qu'elle avait une autre activité le mercredi soir (je n'ai pas compris quoi) donc ne savait pas quand elle reviendrait.

Jeudi midi, Tom, Caroline et moi sommes allés prendre un café au Flat White, un petit café un peu caché, mais sympa (un peu dans le genre du Vennel's, où je vais souvent). Nous avons discuté comme des fous, toujours cherchant à mieux connaître nos pays respectifs (Tom semble trouver que nous associons trop l'Angleterre aux Etats-Unis, et que nous donnons à la deuxième les défauts du premier, ce qui est franchement vrai dans mon cas). Ensuite, comme nous n'avions pas envie de nous quitter, nous sommes allés à la Cathédrale, où nous nous sommes assis sur un banc et avons discuté encore et encore, jusqu'à ce qu'il nous faille vraiment partir (Caroline et moi avions un cours, tout de même). C'était bon de se retrouver.
Samedi, Amélia nous a préparé une galette des rois (une frangipane) que nous avons dégustées toutes ensembles (les cinq colocataires et Adeline), et le lendemain, Emilia a cuisiné pour nous un plat sicilien, Parmigiana (je ne suis pas sûre de l'orthographe) : une sorte de gratin d'aubergines avec oeufs, mozzarella, super sauce tomate et d'autres choses j'imagine ; cela aurait pu s'assmiler à des lasagnes, mais sans la pâte.


(De gauche à droite, Edna, Flmore-Anne et Emilia. Flore-Anne prépare sa couronne, car elle a eu la fève. La galette des rois n'existe pas en Angleterre, non plus qu'en Italie, mais au Portugal si : ils confectionnent un gâteau qui ressemble à notre couronne du Sud, et celui qui trouve la fève doit acheter l'année d'après la galette, je crois)

Jeudi 26, Tom, Caroline, Karen et moi sommes sortis de Durham pour prendre un verre dans un petit bar très anglais, le Seven Stars (Inn). Nous n'y sommes restés qu'une heure et demie, car nous avions cours à 4h Caroline et moi.

C'est le week-end, je me repose et je travaille. Mardi, je retrouverai Marius et Théa au Vennel's pour reprendre nos petites séances de tandem.

vendredi 16 décembre 2011

Cela fait longtemps que je n'ai rien posté sur ce blog ; je me rattrape aujourd'hui.

La dernière fois que je vous ai donné de mes nouvelles, j'avais participé à une fête pour les élèves étudiant le français et les élèves français (je fais partie des deux catégories ^ ^), à un formal, et à une randonnée mouillée. Ce fut une semaine très remplie, mais sachez que toutes les semaines ne sont pas comme cela !

J'étais alors en période de stress, puisqu'il fallait rendre les "summatives", ou devoirs de fin de trimestre, s'il faut traduire ce mot. J'avais trois commentaires à rendre à ce moment-là, et ai fait l'expérience des consignes de l'Université de Durham pour rendre les devoirs (en tout cas dans mon département, mais chacun a sa propre politique, c'est un peu fédéral) : il faut télécharger son devoir sur DUO pour que l'ordinateur central détecte les éventuelles traces de plagia, puis l'imprimer en deux exemplaires, avec une interligne de 1,5 ou double, un code anonyme à télécharger et inscrire en haut de chaque page, la numérotation des pages, agrafer le tout ; imprimer le mail attestant que le devoir a bien été téléchargé, remplir une feuille avec son nom, son college, le titre du devoir, du module, un questionnaire pour savoir si on a bien respecté les précédentes consignes ; le passer dans une machine qui marque la date, et le poser dans une corbeille dans une salle spéciale... ouf, c'est fini !

Donc imaginez moi, arrivant comme une fleur la première fois, ignorante de tout ceci, tendant mon devoir en disant "Je crois que c'est ici qu'on peut rendre les devoirs ?" Bon, le type qui m'a ridiculisée était sympa, il m'a expliqué avec diplomatie que je n'avais rien compris et m'a fait faire demi-tour... Et comme je ne peux jamais faire les choses de la bonne façon, j'ai oublié la moitié des consignes que je vous ai dites précédemment (heureusement, les moins graves) pour mon premier devoir... Je pense que je vais simplement perdre quelques %.

Mardi 6 décembre, j'étais censée retrouver Théa et Marius au Vennels' café (vous savez, les deux élèves avec qui je fais un tandem), mais Théa n'avait pas donné de nouvelles, donc ça a été un tête-à-tête avec Marius. Je lui ai parlé des côtés sympas de la langue française (virelangues, amours orgues et délices, etc), mais aussi de mon ignorance absolue sur la Norvège, d'où tous les deux viennent (je ne me rappelais même plus quelle en était la capitale, je confonds toujours entre les trois pays sacandinaves). On a parlé un peu de son pays, etc ; parce que bon, ok, lui et Théa sont là parce qu'ils veulent en savoir plus sur la France et entendre parler français, mais moi aussi j'ai le droit d'apprendre des choses au passage !

Ce soir-là, nous avons fait une sortie entre colocataires pour fêter Noël, quoiqu'avec de l'avance, parce qu'Emilia partait le jeudi suivant en vacances (pour fêter, entre autres, son premier anniversaire de mariage !) Nous sommes allées à un restaurant asiatique qui se trouve sur la place du Gala Theatre ; cet endroit est rempli de bars, de restaurants (notamment le Chiquito, où Papa et moi étions allés le soir de notre arrivée). Dans ce restaurant, on pouvait choisir à la carte un plat en fonction de son pays d'origine : Chine, Japon, Vietnam, îles du Pacifique, etc. Il y avait donc beaucoup de choix, et un petit dessin rouge indiquait la teneur en épices du plat ; cependant, Flore-Anne a pris un plat, très bon au demaurant - j'y ai goûté - qui n'était pas indiqué comme épicé, et l'était tout de même assez ; alors qu'est-ce que cela devait être ceux avec un petit dessin !
Le prix des plats étant correct, et l'ambiance sympathique, nous avons toutes passées une bonne soirée, l'occasion pour nous de se retrouver ensemble, chose rare. Pas de photos, car le peu de luminosité du restaurant les a toutes gâchées.

Pour ce qui est de mes activités avec mon college, je vais toujours à la chorale, où lundi 5 décembre nous avons chanté des carols (chants traditionnels de Noël) ; j'ai essayé de leur faire chanter "Il est né le divin enfant", seul chant français de notre carnet de chant, mais personne ne connaissait... Et le mercredi 7, je suis allée pour la dernière fois du trimestre au badminton, où il n'y avait pas beaucoup de monde (tous les absents bossaient sur leurs summatives), mais où je crois j'ai gagné un match en double !!! (je crois, c'est ce que j'ai cru comprendre dans le compatge du score, mais peut-être que je me trompe complètement). Gagner ou non n'a pas d'importance, de toute manière tout le monde joue quand il veut, avec qui il veut, bref c'est le free style absolu (le problème c'est qu'on ne nous dit pas "ça ne va pas, lance plutôt de cette manière" ; enfin, on joue, c'est déjà pas mal).

Mardi 13, je suis allée à un carol service de St John's college à la cathédrale, où j'avais été invitée par mon amie Elizabeth. Je pensais que ce serait quelque chose comme un concert de carols ; sauf que lorsque j'ai lu le programme ("First Reading", Second Reading" etc jusqu'à "Fifth Reading", "Intercessions", "Blessing", "Lord's prayer" + Sermon), je me suis rappelée que "service" est le mot que les anglicans semblent utiliser pour dire messe ; en gros, j'étais à une messe anglicane ; sans doute pas une messe normale, mais une messe tout de même.
La chorale du college a commencé à chanter, puis il y a eu une procession de religieux, suivis par la chorale qui continuait à chanter. L'assemblée s'asseyait pour les lectures et le sermon, et se levait pour chanter les chants intermédiaires ; certains étaient bien des carols ("Hark! The herald angels sing", "O come all ye faithful" que nous chantons parfois aussi en France, mais dont le refrain n'est pas "O come let us adore him" mais "En lui viens reconnaître"), les autres aussi sûrement, mais je ne les connaissais pas. A un moment, les lumières se sont éteintes et une vidéo a été projetée avec une bouche qui disait "Au commencement était le verbe et le verbe était Dieu". Puis un type, assis dans le public bien sagement, s'est levé et s'est mis à faire des gesticulations, en criant des paroles en rapport avec cela ; bref c'était flippant mais intense.
Mais même si j'ai passé plusieurs moments à me dire "Mais qu'est-ce que tu fous ici, Marie ?", je me suis régalée ; et puis le fait d'être en communion de prière avec la cathédrale entière, ce n'est pas rien... ça m'a rappelé les JMJ !

Mais j'ai oublié de dire que le trimestre était fini depuis vendredi 9 ! En fait, il ne s'arrête réellement que vendredi 16, mais nous avions reçu un mail il y deux mois nous informant que les cours s'arrêtaient le 14 (mercredi) ; de plus tous les profs ont annulé leurs cours de la semaine du 12, sauf ceux qui avaient à faire un rattrapage. C'est visiblement l'usage.

Hier soir, après avoir passé mon après-midi à la bibliothèque (plutôt vide ce jour-là, il faut le dire), j'ai rejoint Tom pour la soirée, où nous avons pris un verre au Cellar Door, un petit bar tranquille dans le centre où nous avons passé une super soirée.

Edna est partie mercredi, il ne reste donc plus qu'Amélia, Flore-Anne et moi à l'appartement, nous prenons le même avion pour Paris dimanche après-midi.

Je suis tout de même contente de rentrer pour les vacances, revoir la famille, etc. C'est vrai que je vis ma vie tranquillement ici, mais bon, comme je m'ennuie parfois (boulot, manger, sortir, dodo, puis boulot, manger, sortir, dodo, etc), ce petit mois à Toulouse va me changer un peu. J'espère que je n'aurai pas le mal du pays en revenant !

samedi 3 décembre 2011

Samedi dernier, je suis allée faire une randonnée dans la région de Cumbria, près du village de Dufton.
Moins difficile que la précédente (dans le Lake) car les montagnes ont laissé la place aux collines, elle a cependant été pire pour ce qui était des conditions : brouillard, puis vent très fort, avec pluie d'abord très anglaise, puis ensuite tournant carrément à la franche averse. Bref, vraiment pas le jour pour sortir !

J'ai néammoins été dans un groupe avec des personnes sympathiques, quoique Tom, notre chef de groupe (celui qui a la boussole, connaît - ou est censé - le chemin, et doit veiller à ce que personne ne se perde) ait eu l'air de considérer que j'étais la lambine de service, passant son temps à me dire "How are your Marie ?" "Are you tired ?", "Are you cold ?", "Don't worry Marie, we just have to walk two hundred metres to be at the top", etc, alors que je me sentais très bien ; mon seul problème était que mes habits n'étaient pas du tout imperméables, et que la boue qui avait depuis longtemps pénétré l'essence même de mes chaussures et chaussettes (désormais marrons-noires, même après lavage) me faisait tomber sans cesse. En arrivant au pub de Dufton, je suis allée me sécher devant le feu ; mes habits faisaient de la vapeur...

Excusez donc je vous prie le peu de photos, le brouillard m'a prise de cours.



(Le calme avant la tempête... vous avez un petit aperçu de la boue sur le chemin ; bin après c'était dix fois pire)




(Un paysage très caillouteux, dont la roche était presque noire)



(Vue sur une petite vallée)



(J'ai pris cette photo en me disant "C'est un moment de transition ; prends une photo maintenant, ce sera peut-être pire après")



(La pluie commençait ; nous cherchions notre chemin en nous abritant du vent derrière une sorte de cairn, ou de ruine).


L'appareil n'a ensuite plus bougé du sac, mais n'a heureusement pas pris l'eau, contrairement au livre que j'avais stupidement emporté pour le bus : Raoul de Cambrai (une chanson de geste) est maintenant dans un état déplorable, et en séchant la couverture s'est craquelée et tombe en miettes ; moi qui prends toujours si soin de mes livres... ma réputation est finie.

Lundi soir, j'étais censée aller à un formal (diminutif de formal dinner : habits de soirée et discipline, bref tellement anglais qu'il me fallait en faire un !) à St John's college avec Elizabeth, une amie du cours de Rebellion, mais elle a découvert la veille que nous avions été virée de la liste parce que la chorale s'était inscrite à ce dernier formal du trimestre ; bref je rongeais mon frein lorsque j'ai reçu un mail de mon propre college (qui organisait un formal mardi dernier, et auquel je n'avais pas pu m'inscrire en raison d'un bug d'Internet) : 5 places still available ! Bref j'ai envoyé un mail dans la seconde qui a suivi, et me voilà inscrite pour le formal du mardi 29 novembre !

C'était l'occasion de sortir ma robe de soirée (que je n'ai mise que deux fois en deux ans...) et ma gown, obligatoire pour ce genre de dîner dans mon college, mes escarpins, etc. Mais moi qui craignait d'avoir un décolleté trop "olé-olé", j'étais petit joueur par rapport aux Anglaises...



(Si c'est pas trop la classe... bon, on évite de trop regarder ma gown que je n'avais pas eu le temps de repasser)




(J'avais demandé à être à côté de Theresa, l'Allemande que j'avais rencontré à la Matriculation Ceremony. Nous étions le groupe des foreign students, même s'il y en avait sûrement d'autres dans la salle : deux Allemandes et un Allemand, une Italienne, un Belge francophone et une Française - moi)



(Ok, la photo est floue, mais c'était pour vous montrer les élèves en gown - garçons en costume, et filles en habits de soirée - faisant la queue pour acheter des bouteilles de vin)


J'ai retrouvé Marius, l'élève avec qui je fais le tandem linguistique, ainsi qu'un garçon et une fille qui sont dans certains cours avec moi. J'ai également retrouvé certaines personnes que j'ai l'habitude de voir en survèt au badminton, et qui ce jour-là étaient sur leur 31.



(Au menu : soupe TRES poivrée en entrée, poulet-pommes de terre avec jardinière de légumes, gâteau au chocolat et caramel. Rien de très transcendant, quoi)


Lorsque les "officiels" sont passés à table et en sont sortis - le directeur, etc -, tous les élèves devaient se lever, et un héraut a déclamé une phrase en latin. Si on voulait de table, c'était forcément définitif et il fallait prévenir le directeur, qui seul a le droit de vous laisser sortir. Les premiers à  se lever, deux garçons, se sont légèrement inclinés devant lui, qui a répondu positivement d'un signe de tête... Les autres élèves ont fait la même chose, ce doit donc être la norme. Je n'ai malheureusement pas eu ce plaisir car je suis sortie après les officiels.

Après cela, nous sommes allés avec les foreign students au bar du Trevelyan college, où je me suis fait violence pour prendre un verre (de cidre, ok) : waouh ! Nous sommes ensuite sortis pour aller en ville, au Fabios Bar : un endroit surchargé et étroit, super bruyant, duquel je suis finalment partie vers 23h30 (les autres étaient trop saoûls pour me faire la conversation). Heureusement, le seul qui soit moins bourré ("wasted" en anglais, je crois) que les autres était le Belge, Antoine, avec qui j'ai pu un peu discuter avant de rentrer. Petite note : j'ai appris que sortir pour se prendre une cuite se dit "to go on the lash", c'est bon à savoir pour connaître les intentions des autres...

Mercredi soir, Amélia, Flore-Anne et moi sommes allées à la Christmas Party réservée aux élèves de Français et aux élèves français (j'entre dans les deux catégories !) qui avait lieu sur North Road, c'est-à-dire juste à côté de chez nous, au bar The Head of Steam. L'étage nous était réservé, mais finalement il n'y avait pas beaucoup de monde. J'ai quand même retrouvé Théa (l'autre élève avec qui je fais le tandem), avec qui j'ai passé la soirée, et j'ai rencontré Collinn (bon, je ne sais pas du tout comment ça s'écrit, mais c'est le prénom super courant), un camarade de classe d'Amélia qui est Ecossais et parle un français impeccable. Le repas servi était censé être français (la prof organisatrice nous a révélé qu'il devait y avoir des tomates farcies et du St-Azur, mais ils jouaient aux abonnés absents). Nous avons ensuite fait un quizz musical ; il fallait trouver le nom de l'artiste et de l'extrait passé.

Au programme :

- "Avec le temps" (Léo Ferret),
- "La foule" (Edith Piaf),
- "Formidable" (Charles Aznavour),
- "Alexandrie, Alexandra" (Claude François),
- "Quand la musique est bonne" (J-J. Goldman),
- "Faut pas faire chier Mémé" (Manau).
(bravo la vision d'actualité de la chanson française ; il ne manquait plus que Maurice Chevalier !)

J'étais en groupe avec Théa et Linda, une personne âgée dont je n'ai pas très bien compris ce qu'elle venait faire dans cette fête pour étudiants, mais qui parlait bien français et qui s'est avérée très sympa. Ensemble, nous formions le groupe des Bouclettes (nom trouvé par Linda), mais ce n'est pas nous qui avons gagné. Le prix se composait de pâté et pain de mie, de camembert et d'oignons je crois. Il y a ensuite eu une tombola, pour laquelle je lot était un peu similaire, mais avec une bouteille de vin (français, bien entendu).
Lorsque tout le monde est parti (vers 10h30), Amélia, Flore-Anne, Collinn et moi sommes descendus au bar normal pour boire un verre, avons joué au pictionarrie puis au jeu du post-it sur le front, mais sans le post-it ici (j'ai mis un temps fou à deviner que j'étais Mario ; je suis vraiment nulle à ce jeu).

Vendredi, j'ai retrouvé Thomas et Caroline au Vennels café (dans lequel j'ai rendez-vous lundi pour prendre un repas avec Elizabeth) où, tout en discutant des profs que nous n'aimions pas (on ne se refait pas) et de nos langues respectives, j'ai dégusté un délicieux gâteau aux carottes !

C'était donc une semaine chargée mais agréable, pour oublier que j'ai trois commentaires à rendre d'ici peu de temps (j'en ai quasiment fini deux, et j'ai lu des livres pour le troisième). Le problème est qu'après cela, il va me falloir continuer à travailler car la plupart des livres qui m'intéressent à la bibliothèque ne peuvent être empruntés ; il faut donc que j'ai fait toutes les recherches pour les trois summatives à rendre le jour de la rentrée avant de revenir en France... Un agréable mois de décembre en perspective... Mais bon, ce sont les aléas des devoirs-maison, je préfère cela à un devoir en temps limité en langue anglaise seulement deux mois après mon arrivée (ce que j'aurai à la fin de l'année : pour chaque matière, un commentaire et un essai à faire en deux heures... Khâgneux entendez-vous cette abberration ? Où sont passés les beaux jours des disserts en six heures ?)