samedi 29 octobre 2011

Mercredi 26 octobre : repas chez des Anglais

Mercredi soir, Caroline et moi avons été invitées par Thomas et sa colocataire Karen à manger chez eux. Evidemment, petite appréhension du côté des Françaises : on va manger de la nourriture anglaise. Peut-être que les deux hôtes n'étaient pas totalement sereins de recevoir des habitantes du pays de la cuisine. Et bien entendu, en fin de compte on a très bien mangé !

Ils vivent avec trois autres Anglais, Livy, Mike et une autre dont je ne me rappelle pas le prénom. Cette dernière tenait absolument à venir nous dire "Bonjour", visiblement le seul mot qu'elle connaissait en français, mais elle était très contente de nous le dire, c'était très drôle. Nous n'avons pas croisé Mike, mais Thomas nous a dit que celui-ci n'était pas très sensible à la langue française, n'en connaissant que l'inévitable "Voulez-vous couchez avec moi ?" ; il a essayé de lui expliquer cent fois que le vouvoiement dans cette phrase n'était pas tout à fait nécessaire, mais en vain... Je suis sûre que s'il nous avait rencontré, il se serait montré plus intelligent que cela ; mais les clichés ont parfois la peau dure.



(Thomas et Karen dans leur cuisine)



(Thomas qui s'est improvisé cuisinier pour la soirée, rigolant bien devant sa sauce ratée : il paraît qu'elle ne devrait pas nécessiter une passoire, mais il restait des "déchets" au fond, disait-il. Elle était cependant bonne)



(au menu : les inévitables patates, poulet, carotte, petits pois et une NMNI - Nourriture Mangeable Non Identifiée, en bas à droite dans mon assiette)


A propos des pommes de terre, je trouve qu'il y en a beaucoup au Tesco (un rayon d'un mètre de large, dirais-je), et les Anglais m'ont assuré qu'eux trouvaient qu'il n'y avait pas beaucoup de choix...

Au dessert, crumble, miam miam ! On pouvait l'accompagner avec une sorte de crème fraîche, mais en plus sucrée, ou bien avec une sorte de crème anglaise, mais qui n'en était pas : cela s'appelait "custard", et c'était très bon. Excusez l'absence de photo du crumble, mais il n'avait pas une tête particulièrement spéciale : il ressemblait à ceux de Maman.

Toute la soirée nous avons discuté de nos deux pays (presque trois : Karen vient d'Irlande du Nord, et ici cela a l'air d'avoir de l'importance, comme si elle n'était pas tout à fait anglaise. D'ailleurs, tous les nord Irlandais que j'ai rencontré disaient "Peut-être l'entendez-vous, je ne viens pas d'Angleterre ; je viens d'Irlande du Nord), leurs fonctionnements, les différences entre eux, et le fait de partir habiter dans un autre pays. Thomas racontait que l'an dernier, lorsqu'il est parti travailler en tant qu'assistant dans un lycée de Metz, on lui avait dit avant de partir que lorsqu'on s'en va comme cela à l'étranger, au début on adore tout, puis on déteste tout, puis on finit entre les deux. Evidemment, c'est du pipeau.

Nous avons également parlé des difficultés de prononciation : comme le mot "beach" qui se prononce presque pareil qu'un autre bien connu, ou bien "tart" ; ils nous ont expliqué qu'on peut être compris selon le contexte : dire "I would like a tart" à Tesco ou dans un bar n'a pas les mêmes conséquences...
Vendredi, Thomas a d'ailleurs fait une très jolie faute : il voulait me demander avec quelle main j'écrivais, donc m'a demandé si j'étais "gauchiste" ^ ^

Bref, nous avons passé une super soirée, et Caroline et moi avons projeté de les inviter pour leur faire de la cuisine française.



 
Comme vous pouvez le voir, mon blog a un nouveau look (qui fait très hiver, je ne sais pas pourquoi) ; sur le conseil de Jérémy, j'ai mis une photo de Poudlard pour justifier le titre, et trouve à Durham des airs de ressemblance avec cette photo, si ce n'est qu'il n'y a pas de tours comme cela...)

dimanche 23 octobre 2011

Aucune idée valable de titre, à part "pleins d'infos en vrac"

Voici quelque temps que je n'ai pas écrit, car il ne s'est passé que quelques rares choses notables en quelques jours, aisément résumables en un message (qui en conséquence sera cependant long).

Dans un des seminars que j'ai eu (jeudi, pour le cours "Sex, Gender and Identity"), le professeur, pour rendre plus intime et convivial l'heure passée ensemble, nous a demandé de toutes (car il y a une majorité de filles dans ce cours, et aucun garçon dans mon groupe de seminar) nous présenter et donner la raison de notre choix pour ce cours. Evidemment,dès que j'ai dit mon prénom et expliqué que j'étais une élève française, touites les têtes se sont tournées vers moi et tous m'ont disséquée du regard. Pour autant, personne n'a cherché à m'abordé, et je continue à ne connaître personne... il va falloir que j'engage artificiellement la conversation, chose que je fais très mal.

Comme j'ai également ce prof (ai-je précisé qu'il ressemblait à Mika ?) dans un autre cours ("Rebellion, Feud and Crusade"), et que le lendemain j'avais également le premier seminar de ce module, il a demandé la même chose, et j'ai répété la même chose. Un des garçons qui devait dire pourquoi il avait choisi ce cours a dit à propos du sujet du cours "Because it's fights" ou quelque chose dans le genre : boys will be boys !

Résultat, "Mika" (c'est le nom que je donne au prof) m'a repéré et ne connaît aucun prénom dans ses classes à part le mien ; parfois il me prend à parti pour voir si le parallèle qu'il fait avec le français moderne pour expliquer une idée en ancien français est boe ; mais comme je ne comprends pas son explication en anglais, je ne lui suis pas d'une très grande aide. Parfois même, il semble regretter ma présence et n'ose pas trop dire une idée en français (alors qu'il le parle très bien) : c'est très drôle...

Vendredi à 4h, j'avais rendez-vous avec Caroline et Tom (l'Anglais qui est avec nous en cours et voulait parler des fois en français, des fois en anglais pour s'entraîner mutuellement) pour aller à un café, Leonard Coffee House, un peu retiré donc où ne vont que les Anglais : aussi un des serveurs, en entendant que nous parlions français, était très content parce qu'il était lui-même Français, et trouvait qu'il n'y en avait pas beaucoup à Durham. Cet endroit était très sympa, mais a fermé à 17h (bloody british, avec leurs horaires impossibles !) Nous avons ce jour-là parlé français, et avons été rejoints par Karen, la coloc de Tom, qui étudie le français et l'espagnol, et vient d'Ulster. Ils nous ont expliqué le système des classes sociales en Angleterre et notamment celui des différents types d'écoles.

Il y en a trois types (si j'ai bien compris) : les state schools, qui sont gratuites et accessibles pour tout le monde ; certaines sont très mauvaises, et d'autres très bonnes. Puis, il y a les private schools, qui comme leur nom l'indique, sont payantes, et parmi elles il y a les public schools, qui ne sont pas gratuites du tout, mais sont pour les plus riches. Tom nous a expliqué cela pour que nous ne fassions pas par exemple la bourde de dire tout haut que nous trouvions stupide le système de non mixité des classes ou écoles, car visiblement ça pourrait choquer des personnes venues de private schools. Il nous a également parlé de son expérience d'assistant en cours d'anglais dans un lycée pro à Metz.

Depuis quelques jous, il y a un marché international sur la Market Place, où plusieurs pays sont représentés, la France avec un stand de crêpes, un autre de tartiflette (dont j'ai vu des Anglais en manger à onze heures du matin ; sans moi !) et un autre appelé "Fromagerie". Bien sûr, les prix étaient assez élevés, mais je commence à être habituée à l'idée de me serrer la ceinture. Cependant, je n'ai pas réussi à trouver d'aubergine, même après avoir écumé Tesco, Marks and Spencer, le marché de plein air et le Indoor Market... ils préfèrent les patates ici.

Dimanche matin, j'ai regardé la finale dans le salon avec Amélia : je n'ai pas trouvé que c'était un très beau match, comme l'ont affirmé après coup les présentateurs néo-zélandais (qui entre nous, étaient absolument horribles avec les Français avant que ne commence le match : mais comment auraient-ils pu faire autrement ?) ; je n'ai pas vu du grand All blacks, même si techniquement le match était bien. Mais ma connaissance du rugby ne me permet pas de m'apesantir plus avant dans ce domaine.

Ce soir, j'ai cuisiné pour nous cinq : au menu, Tian (mais pas la version light ; ma version préférée, avec mozarella et aubergines qui ont été remplacées par de la courge) et brownie avec morceaux de chocolat blanc ; j'ai eu un franc succès, et je pense avoir lancé l'idée que chacune d'entre nous essaie de cuisiner chaque dimanche pour les autres. La prochaine fois, ce sera non pas un dimanche mais le 31 octobre, où Amélia nous fera une soupe au potiron, étant donné qu'elle a toujours fêté Halloween avec sa famille et qu'ils en mangent souvent à cette occasion. Peut-être que la fois d'après ce sera le tour d'Emilia (j'espère qu'elle fera des pâtes à l'italienne !).

Etant donné que mon problème de badminton n'est pas encore réglé (j'ai envoyé des mails toute la semaine), je pense que je vais m'inscrire au club de randonnée de l'Université ; ils vont notamment bientôt faire une rando dans le Lake District, et je ne veux rater ça ! Il me faut payer £45 pour l'année je crois, mais ça vaut sans doute le coup (même si faire de la rando en Angleterre semble suicidaire, surtout pour ce qui est du temps ; mais actuellement s'il fait froid, nous avons quand même de belles journées) ! Il me tarde vraiment (même si toutes les personnes ayant fait une rando avec moi dans ma vie peuvent douter de cette envie, car j'y ai toujours rechigné ; mais il y a une différence entre les réactions à douze ans et à vingt, hein Papa Maman !)

Nicolas va venir me voir à partir du 12 novembre, ce sera pour moi l'occasion de visiter un peu, chose que je ne fais pas par moi-même, parce que je n'aime pas le faire toute seule : je suis une des rares personnes autour de moi à n'être jamais allée à Newcastle !

Demain devrait commencer la chorale, j'espère. Il faut que je sois à 7h à la chapelle de St Mary. Et mon week-end n'est pas fini : je n'ai pas cours demain !!! On ne se refait pas, tous les élèves sont toujours heureux de ne pas avoir de cours, et je ne fais pas exception, loin de là.

See you !

mardi 18 octobre 2011

Photos de mon chez moi

 



(Pas d'illusions : le tout a été rangé pour l'occasion. Vous pouvez - ou pas - cependant constater que j'ai plusieurs problèmes de configuration : 1) les prises Internet et normales sont à l'opposé exact de mon bureau et de mon ordi, aussi deux fils traversent-ils ma chambre de long en large. 2) Je n'ai pas de table de nuit, 3) L'isolation des fenêtres est plutôt bof.



(La salle à manger vue de l'entrée)



(Le coin cuisine)



(Les toilettes)



(La salle de bain, qui est plus grande que ne le montre la photo)



(Notre couloir)



(A la sortie de notre couloir, voici le palier dont l'escalier donne sur d'autres séries d'appartements, et la porte avec le colis devant, c'est le bureau de Monsieur Starforth)


Voilà là où je vis ! C'est pas mal, non ?

Lundi 17 octobre - Mardi 18 octobre

Le lundi, je n'étais censée avoir qu'une lecture et un seminar (tous deux pour le cours de Fantastic : l'un à 9h et l'autre à 4h, super l'emploi du temps !), mais après la lecture, j'ai décidé de changer ce module par un autre ; en effet, 1) le prof était difficile à comprendre, 2) Nous devions étudier le fantastique dans les films et la littérature française, et au programme il n'y avait que des oeuvres anglaises à part Le Horla, 3) Il y avait beaucoup de travailler à fournir dans ce cours, 4) Il ne m'intéressait pas trop. 5) L'emploi du temps était nul.
Je l'ai donc remplacé par "Love and Longing in the 17th-18th centuries", dans lequel il faut lire beaucoup de livres que j'ai lu en prépa, comme Le Cid, Phèdre, Andromaque, Manon Lescaut : bref pour une fois dans mes cours j'aurais un coup d'avance.
Ce changement d'emploi du temps m'alourdit le mardi et le vendredi, mais fait que je n'aurai plus cours le lundi !!!

Je suis ensuite allée à Waterstone, the librairie (mon repère : vous l'avez donc compris, c'est le lieu que je dois absolument éviter), qui est répartie en deux boutiques : la librairie pour tout le monde, et celle réservée aux élèves de l'Université (quelques boutiques plus loin), où le magasin possède les listes des cours et où ils peuvent nous donner les éditions demandées par les profs (moyennant des prix exhorbitants ! Non, ce n'est pas vrai, mais disons qu'en ayant acheté des livres en français, j'ai payé plus cher que ce que ça m'aurait coûté en France, je pense).

Aujourd'hui je suis donc allée pour la première fois à ce cours, où nous avons parlé du Cid, et c'était très intéressant. Dans l'après-midi a suivi mon premier cours de "Sex, Gender and Identity in the Midle Ages and the Renaissance", qui était intéressant, mais où le prof allait assez vite. Nous étudions Gargantua.

Mais j'ai l'impression que dans mes messages je ne parle pas assez de la ville de Durham et de ses habitants(peut-être déjà évoqués de ci de là) : il est vrai que mes cours m'occupent beaucoup l'esprit et le temps.

Durham est une ville de taille moyenne de 40 000 habitants en gros. On peut observer dans les rues que la poulation semble se répartir en deux classes d'âge : les étudiants et les personnes âgées.
Située sur une colline, Durham est truffée de montées et de descentes absolument inévitables : pour aller à mon université, il me faut descendre une pente assez raide (Crossgate), monter jusqu'à la Market place, et descendre Elvet Bridge, le tout en quelques centaines de mètres. Et comme lorsqu'on descend, il faut remonter à un moment ou un autre, donc chaque fois que je reviens chez moi je dois reprendre Crossgate (et comme mes cours sont éparpillés dans la journée je fais de nombreux allers et retours entre mon département et mon appartement). Ne parlons pas d'aller à St Mary : là je dois monter South Street, qui est une véritable épreuve même si elle mène à une rue so british qui côtoie la forêt et de laquelle on peut voir à certains endroits la cathédrale (ce qui fait oublier qu'on souffre).

Les Anglais sont des gens très gentils, dans tous les magasins où je suis allée et dans la rue toutes les personnes côtoyées étaient très polies (un automobiliste vous laissera tranquillement passer au passage piéton, même s'il a priorité). Proximité de l'Ecosse oblige, il y a beaucoup de roux parmi les jeunes dans la rue, ce qui change pas mal de la France où ils sont introuvables.
Une des marques de fabrique des Anglaises, c'est un peu la p*** attitude. Explication : si elles peuvent se contenter d'un vague collant et d'une jupe plus que mini, c'est idéal. Le plus drôle c'est le soir : là c'est talons-aiguille, robes TRES moulantes et TRES TRES TRES courtes. Les garçons en revanche sont assez classiques, voire un peu trop gamins - ou plutôt trop "jeunes premiers". On peut noter également le fait qu'il y a beaucoup plus de teintures de cheveux qu'en France (un nombre de fausses blondes inimaginable !), et notamment de teintures étranges : violet, rose, etc.
Ils sont cependant très sportifs : il y a beaucoup de joggeurs dans les rues le matin ou le soir, et le centre sportif au nord de la ville est très fréquenté par des groupes d'amis, notamment le mercredi matin où beaucoup n'ont pas cours.

La ville est pleine de maisons en briques, comme ma résidence, ce qui donne un côté très chaleureux à Durham. La plupart des habitations se ressemblent (vous savez, ces maisons très anglaises qui ne sont pas très larges, ont une bow-window) mais sont toutes assez jolies. Les seules bâtiments vraiment en pierre sont les bâtiments historiques ou situés dans un coin historique (les colleges, la cathédrale, les bâtiments de la Market Place).

Pour ce qui est du temps, il fait très froid le soir et dans la journée actuellement le manteau et les gants sont de mise. Il pleut assez souvent, mais trop fort en général : à part hier soir, on se contente d'un crachin parfois suffisamment fort pour sortir le parapluie, en tout cas toujours embêtant pour les personnes qui ont des lunettes et voient la pluie tomber avant tous les autres. Mais lorsqu'il fait beau, la ville gagne une lumière que je ne me lasse pas d'admirer, notamment grâce aux briques.

La plupart des étudiants sont bien entendu anglais, mais il y a beaucoup d'élèves étrangers : beaucoup de Français et d'Allemands, d'Italiens aussi je crois. Les plus nombreux sont les élèves asiatiques, facilement repérables : il y en a vraiment partout ! Les plus absents sont les élèves noirs : il n'y en a pas beaucoup. Il y en a une dans mon groupe de travail de French Cinema, Amma, mais on voit notamment très peu de garçons noirs à Durham.

Evidemment les Anglais adorent non pas les Français, mais ce qui se rapporte à la France et à Paris (surtout les étudiants que je côtoie, qui ont concrétisé cette passion en apprennant la langue et la culture française). Ils m'ont expliqué qu'à partir de 14 ans, les langues devenaient optionnelles à l'école ; en tout cas ceux qui étudient le français le parlent vraiment bien, mieux que nous l'anglais je crois. C'est drôle parce que parfois en cours, quand je suis seule et que personne ne me connaît, j'ai l'impression de ne pas exister aux yeux des gens assis à côté de moi. Mais sitôt qu'ils comprennent que je suis Française, il y a des grands sourires, des "comment trouvez-vous Durham ?", etc. C'est donc aussi un truc à retenir pour susciter leur indulgence...

dimanche 16 octobre 2011

Dimanche 16 octobre : anniversaire de Flore-Anne

Ce matin, Emilia et moi avons essayé d'aller à la messe à St Godric (qui est plus près de chez nous que St Cuthbert, où je suis allée les deux dernières semaines). Echec total, car nous pensions qu'elle aurait lieu à dix heures, alors que c'était neuf heures... En catastrophe, nous avons couru jusqu'à St Cuthbert, où nous sommes arrivées pour la première lecture, et donc étions dans une sorte d'antichambre de l'église (je crois que ça porte un nom, mais je ne me rappelle plus lequel), où vont les familles avec enfant(s), car l'endroit est insonorisé et donc où on ne gêne pas le reste de l'église.
Résultat : je ne pouvais pas me concentrer sur ce qui a été dit pendant la messe à cause des enfants (très mignons, il faut le dire !) qui étaient très bruyants et très drôles à observer...
L'après-midi, après avoir travaillé quelques heures, je suis allée rejoindre à la cuisine les invités de Flore-Anne : en effet, elle a aujourd'hui vingt ans, et a invité Cécile, Yohan (c'est la bonne orthographe !), et Adeline à venir faire un gâteau pour son anniversaire, que nous devions tous manger après. Ayant prévu que nous serions beaucoup (les trois invités + les cinq résidentes), j'avais préparé la veille un cake chocolat blanc-framboise qui a eu du succès, malgré le fait qu'on ne sentait pas du tout le chocolat à cause des framboises...
Voici le goûter d'anniversaire en images.

(Emilia en train de surveiller la manière dont Amélia farine le moule...)



(Flore-Anne tenant mon gâteau sur lequel les bougies forment "Flo" - ce qui n'est pas évident sur la photo !)


(Super photo des cinq colocs ! De gauche à droite, moi, Edna, Flore-Anne assise, Emilia et Amélia)


(Photo des six Français : moi, Adeline, Amélia, Flore-Anne assise, Cécile et Yohan)

(Flore-Anne avec notre cadeau : la bague Lego et le collier en bocal de guimauve - pas très visible ici hélas. Nous avions visiblement visé juste, elle a eu l'air d'adorer !)

samedi 15 octobre 2011

Chassez le naturel, il revient au galop

Oui, j'ai craqué...
Je m'étais promis d'attendre avant d'entrer dans une librairie, de ne pas faire des folies... Eh bien je suis allée à Waterstone sans trop savoir pourquoi, et je suis ressortie avec l'intégrale de Jane Austen (en anglais bien sûr) en un volume... Mais ça ne m'a coûté que 13 £ !!! C'était l'offre du siècle, et je n'ai pas résisté...
Juste avant, Amelia, Emilia et moi sommes allées dans une boutique appelée "Scarlet Ribbons" (tout près de ma résidence !), où entre autres choses étranges nous avons acheté deux bijoux pour l'anniversaire de Flore-Anne que nous fêtons demain : une bague qui était en fait un Lego surmontant un petit anneau, et un pendentif en forme de bocal à bonbons en guimauve... Je ne suis également pas ressortie les mains vides : une bague, un miroir de poche en forme de doughnuts (pour le dire à l'anglaise) et des boucles d'oreilles de la même forme (mais assez discrètes, quand même : il ne faut pas non plus que ce soit trop tape à l'oeil, c'est quand même des doughnuts !)
Bref, aujourd'hui c'est repos et boulot, malgré un grand soleil qui donne une très belle couleur à la ville (mais qu'on ne s'y trompe pas : on sort en manteau-écharpe-gants)... Il paraît qu'il fait encore très bon en France, mais pas ici !

jeudi 13 octobre 2011

Jeudi 13 octobre : deux nouveaux cours

J'ai eu deux nouveaux cours aujourd'hui.Souvenez-vous, lundi j'avais eu "The Fantastic in French Films and Literature", mardi "Rebellion, Feud and Crusade in Medieval French Texts" puis "The French Cinema : 1930's to 1990's".
Aujourd'hui, c'était "Libertinage in Ancien Rgéime France" et "Proust and Gide".

Le prof de Libertinage (qui signe d'ailleurs ses mails par Thomas, et non pas Dr Wynn comme tous les autres) a ouvert la salle de cours en disant quelque chose comme "Come on for the Libertinage's course !" Imaginez l'ambiance...
Je pense que si je l'avais rencontré sans savoir quelle matière il enseignait, je me serais déjà méfiée : il est très séducteur, comme s'il avait décidé de faire le libertin pendant le cours de Libertinage, et évidemment après chacune de ses blagues un peu coquines les nombreuses filles du cours gloussaient et se lançaient des regards condescendants... Pour juger un peu de son humour, il nous a parlé d'une pièce de théâtre appelée La Bougie de Noël, tout à fait érotique voire pornographique si j'ai bien compris, et il nous a dit entre deux "It's a smart play" (une de ses phrases préférées visiblement pour parler d'oeuvre libertines ) : "oh, voilà ce que nous pourrions faire pour Noël !"
Blagues libertines mises à part, je pense avoir bien compris ce qu'il disait bien qu'il soit allé assez vite.
Dans son introduction, il a fait référence à de nombreux auteurs en donnant des titres, des dates, et des citations : heureusement il avait fait un Powerpoint qui permettait de recopier les références et les citations, méthode qu'utilisent presque tous mes profs et on les en remercie !

Ce cours avait lieu à 10h, et le suivant à 4h : j'avais donc du temps devant moi. J'en ai profité pour changer un de mes modules, "Sexual Dissidence in French Literature" qui, même si je n'y étais pas allé, ne me disait rien qui vaille (l'homosexualité et la lesbianité dans la littérature, merci bien !) Je l'ai remplacé par "Sex, Gender and Identity in Middle Ages and Renaissance" (les livres à étudier sont Aucassin et Nicolette, la Chanson de Roland, des poèmes de Ronsard, Gargantua... Ca me semblait plus inétressant). J'espère juste que l'Université du Mirail l'approuvera, sinon je devrais revenir à "Sexual Dissidence", et cela n'arrange pas trop mon emploi du temps.
Ensuite je suis rentrée à l'appartement, où j'en ai profité pour lire une nouvelle que je dois préparer pour lundi, The Black Cat de Poe, que j'ai pu lire grâce au livre électronique que j'avais reçu à mes dix-neuf ans !!! Ceux qui me demandaient si je l'utilise, vous avez la réponse, et j'ajouterai que j'en suis très satisfaite.

Le second cours était "Proust and Gide". Au premier trimestre nous allons étudier le premier auteur (Du côté de chez Swann, que je suis en train de lire sur la super édition que vous m'avez offerte pour mon anniversaire les amis, et je suis en train de me réconcilier avec Proust ! Merci à vous !) ; ce cours-ci nous avons commencé avec une contextualisation intéressante mais dans laquelle je n'ai pas appris des masses de choses, seulement le fait que les intuitions de lecture que j'avais eu avec Proust étaient bonnes et que j'avais toutes les grandes dimensions de l'oeuvre. Le professeur, Mme Jane Je-ne-sais-plus-quoi, était intéressante mais allait vite et n'utilisait pas de Powerpoint, se contentant de feuilles écrites, "à l'ancienne" si on en juge par la modernité technologique des autres professeurs.

J'ai déjà des devoirs : on peut considérer que je n'en ai pas beaucoup proportionnellement à l'an dernier, mais disons que j'essaie de ne pas perdre mon temps car il y a beaucoup de livres à lire, de films à voir, etc. On est en section littéraire ou on y est pas !

mardi 11 octobre 2011

Après un silence radio... des nouvelles !

Hello !

Je m'excuse de ne pas m'être manifestée depuis plusieurs jours, mais la fin de la semaine dernière a été pauvre en événements notables, aussi ai-je attendu quelques jours pour les raconter en compagnie d'autres pour ne pas mutlplier les messages trop courts. Je n'écrirais ainsi pas tous les jours mais seulement quand il y aura des choses à raconter.

Jeudi soir je suis sortie en compagnie d'Amélia, Flore-Anne, Cécile et Yoann (deux amis de Flora-Anne ; je ne sais tj pas si "Yoann" s'écrit comme cela, mais cette orthographe-là me semble fun) dans le bar de Hatfield's College. Chaque college a son bar, dans lequel les prix sont plus intéressants que dans des bars normaux. Il n'y avait presque personne d'ailleurs, la soirée a donc été plutôt calme. Vers 10h50, une cloche a sonné, indiquant qu'à partir de là on servait pour la dernière fois. Puis vingt minutes plus tard, le bar a fermé. Nous sommes donc tous rentrés à St Margaret pour finir la soirée en jouant au Times' up, jeu qui consiste à faire deviner le nom d'une personne célèbre par des périphrases, puis par un seul mot et enfin des mimes : la partie a duré jusqu'à 2h du matin...

Samedi matin a eu lieu mon premier cours de badminton : nous avions rendez-vous en bas des marches de St Mary's, où deux élèves nous ont conduits jusqu'à un gymnase en ville. Une trentaine de personnes avaient l'air de s'être inscrites, et certains se connaissaient, d'autres non. Aussi, lorsque nous étions en route pour le gymnase, j'ai été accosté très gentiment par Stephen, un élève de deuxième année venu de Manchester dont je ne comprenais pas la moitié des paroles mais qui n'a jamais rechigné à me répéter trois fois sa question ou à voir que je ne répondais pas vraiment à ses questions... quelle patience !

Dans le gymnase, chacun faisait un peu comme il voulait : ceux qui avaient apporté leurs raquettes se sont mis à jouer avec qui ils voulaient, et quelques raquettes ont pu être prêtées. Puis nous avons fait des matchs en double : j'ai joué contre Paula et Catherine (si j'ai bien compris leurs noms), mais je ne sais pas comment s'appelait ma partenaire, qui n'avait pas l'air enchantée de jouer avec une fille qui ne comprenait rien à ce qu'on lui disait et qui jouait très mal... Mais bon, j'ai été accostée par des gens qui m'ont un peu parlé et ont semblé assez indulgents sur ma mauvaise compréhension de leurs questions. C'est déjà bien ! Je me plaignais il y a peu de vivre avec des Françaises et de ne pas assez parler anglais, alors maintenant je suis servie !!!

Les choses intéressantes ont commencé lundi, car c'était mon premier jour de cours.
Je n'ai eu qu'un cours ce jour-là, de 9 à 10h : The Fantastic in French films and Literature. J'ai assez bien compris le cours, car le professeur était clair, et c'était très intéressant, même si le cours d'introduction au fantastique n'était pour moi que des rappels car j'avais étudié en 4e ce thème et en avais donc une vague idée. Je n'aurai pas d'examen final dans cette matière mais en revanche le professeur attend de nous un gros investissement personnel et tout ça... Finies les vacances !

Le soir, j'ai voulu aller à mon premier cours de chorale ("Mixed Voices", à la chapelle de St Mary's) mais il n'y avait rien, j'ai donc du mal comprendre... Bref j'ai crapahuté pour rien.

Aujourd'hui mardi j'ai eu cours de 9h à 10h de Rebellion, Feud and Crusade in Medieval Texts : étonnament, ça m'a beaucoup plus ! Le professeur, Mr Luke Sunderland, fraîchement sorti de Cambridge nous a-t-il expliqué, est très jeune, et Caroline m'a dit qu'au premier rang il y avait quelques filles qui avaient l'air béat devant son physique rappelant le chanteur Mika... Moi ce qui m'a passionné c'était plutôt son introduction à la compréhension du vieux français, même si parfois il nous a demandé de traduire cela en anglais, et si je comprenais l'idée en français, j'étais bien incapable de le dire en anglais ! Je n'ai pas toujours compris ce qu'il racontait , mais je suis arrivée à peu près à suivre.
Si ce cours m'a bien plus, il n'a absolument pas passionné Caroline qui veut à tout pris en changer : je serai donc toute seule... Mais je lui ai demandé si je pouvais lui racheter les livres qu'elle avait acheté pour le cours, car moi je n'ai acheté aucun livre pour aucun cours, et aujourd'hui je m'en mords les doigts.
Le deuxième et dernier cours de la journée (!) était celui de French Cinema (1930's to 1990's) : le cours et les essais à rendre sont en français... Pour chaque seminar (= Travaux Dirigés, par opposition aux "lectures", ou cours magistraux) où nous allons étudier un film (L'Atalante de Jean Vigo pour la semaine prochaine), il nous faut constituer un groupe de 4-5 personnes pour faire un exposé en classe sur le film du moment, et je suis dans un groupe avec Caroline et 3 Anglaises, dont Anna, qui a vécu 7 mois à Paris et parle assez bien français. Elle m'a assuré être fan de Paris, qu'elle adore... Heureusement en général les gens savent aussi où est Toulouse et demandent toujours si on aime Durham, en précisant qu'ici nous allons avoir froid par rapport à Toulouse où ils savent qu'il fait bon.

En sortant, nous nous sommes dépêchées d'aller dans un bureau dans lequel le département vend des livrets nécessaires pour certains cours dans lequels on trouve des articles, etc. J'ai acheté celui pour le cours de French cinema, dans lequel il y a des définitions fondamentales ("plan", "champ", "contre-plongée", etc), des articles et des extraits de livres de critique. J'ai vu qu'il faut que j'en achète aussi un pour le cours de Proust et Gide, mais il n'y en avait plus pour le moment.

J'ai encore des problèmes importants à régler au niveau de mon emploi du temps : j'ai à deux ou trois reprises des seminars qui se chevauchent, et si je ne peux faire un autre créneau, je devrais abandonner le module et en trouver un autre : et ça, c'est la galère ABSOLUE !!!!
Cependant, il me faut faire enregistrer définitivement mes modules avant le 14 octobre, et je n'aurai jamais le temps de le faire. Je suis donc en train d'envoyer des mails aux différents professeurs pour savoir quelles sont les dates des seminars, ainsi qu'à différentes personnes de l'administration pour essayer de régler ce problème...

Mais sinon je suis contente de mes cours pour l'instant, les deux derniers que j'ai eu ne m'emballaient pas vraiment avant d'y aller et m'intéressent désormais franchement !

jeudi 6 octobre 2011

Mercredi 5 octobre : journée chargée

Mrecredi 5 octobre était la date officielle de ma rentrée : en effet, c'était ce jour-là qu'avait lieu la Matriculation Ceremony pour laquelle j'avais acheté une gown.

Une élève de St Mary m'avait dit que mercredi matin avait lieu la photo à 9h30 : tous les élèves devaient poser devant les bâtiments. J'y suis allée, et ai attendu une heure et demie dans le froid et le vent sans voir la moindre trace de photo. Une autre jeune fille attendait comme moi, gown à la main : je l'ai finalement abordée, et nous avons lié connaissance. Elle s'appelle Kathie et est une élève Erasmus allemande. Nous avons ensuit été rejointes par Christina, une autre allemande que j'avais rencontré la veille et que j'avais invité à venir me rejoindre plus tôt. Elle nous a appris que la photo avait eu lieu la veille, du fait du mauvais temps prévu pour mercredi.

Peu avant onze heures, tous les élèves de St Mary se sont réunis devant le college, les garçons en costume cravate et les filles en jupe et chemisier blanc, tous portant leur robe de cérémonie. Puis nous avons marché dans la forêt vers la Cathédrale, où nous avons attendu dans le vent et le froid car le bâtiment ne pouvait contenir tous les élèves de l'Université : il fallait donc attendre que les colleges précédents aient fini d'entendre le discours et soient sortis pour pouvoir nous mêmes rentrer. A l'intérieur, surprise : la cour intérieure de la cathédrale a accueilli au moins une scène des films Harry Potter, dans le 1, lorsqu'Harry en plein hiver tient sur son bras Hedwige, et qu'il la projette dans le ciel !!! Les allemandes m'ont dit qu'il y avait aussi des scènes dans le 2e film, mais je ne m'en souviens plus : il faut que je revoie mes classiques. J'ai quand même bien fait d'intituler mon blog "Une année à Poudlard".

Dans la cathédrale, nous étions assis par colleges et nous nous sommes levés au passage de gens (des personnes importantes de l'Université sans doute, peut-être même du comté) en habit de cérémonie, avec chapeaux et sceptres argentés, sur fond de musique de Haendel jouée à l'orgue. Il y a ensuite eu un discours dont j'ai à peu près du comprendre le tiers (c'est déjà pas mal), notamment le fait que la cathédrale avait sa page Facebook. Malheureusement, j'étais placée derrière un pilier (très beau, au demeurant) donc je n'ai pas vu qui faisait le speech.

Tous les colleges n'avaient pas de gown, la moitié je pense. En tout cas tous les élèves étaient très chics et très respectueux pendant le discours.

La cérémonie était finie à 12h30, mais le temps de sortir, etc, je n'ai eu que le temps d'acheter un sandwich au Capriccio et de filer à la réunion prévue pour les élèves Erasmus à propos des modules pendant laquelle j'ai mangé discrètement.
C'est à ce moment-là que j'ai reçu mon emploi du temps, qui fait rêvé après deux années de prépa : douze heures de cours par semaine... Mais il y a toujours un revers de médaille : les cours sont un peu éparpillés dans la semaine. Si je n'ai pas cours le mercredi, j'ai notamment le lundi un cours de 9h à 10h puis de 4h à 6h... Ma journée la plus chargée est le vendredi je crois, avec 4h de cours (oh mon dieu !) Les cours ne commencent que lundi, ce jour-là j'irai voir Monsieur Ravanelli, mon professeur référent, parce que j'ai quelques anomalies d'emploi du temps. L'intitulé de mes cours sur mon emploi du temps est assez coquace : j'ai des cours de "Libertinage", "Sexual Dissidence", "Rebellion", "Fantastic"...

Après cette réunion, dont j'ai eu la chance de sortir assez tôt (contrairement à Flore-Anne, qui y a poireauté pendant trois heures avant qu'on ne s'occupe d'elle), j'ai filé à mon college, car c'était le jour où les différentes associations du college se présentaient et cherchaient à recruter. Je me suis donc inscrite à du badminton (et pas babinton, Jérémy !!!), à une chorale ("Mixed Voices") et à un orchestre. Le bad commence samedi midi, la chorale lundi, et l'orchestre je ne sais pas encore quand.

Ce jour-là ma journée et le ciel étaient chargés, mais à présent j'ai un week-end de quatre jours en attendant le début de mes cours... Ce que la vie peut être belle parfois...

Autres photos


(Vue du bâtiment dans lequel je loge. Ma chambre est au rez-de-chaussée).

(Amélia, Adeline et Flore-Anne)




(Ce que je vois tous les jours en sortant de chez moi : sur la colline, le château de Durham !!!)

(Des maisons à la sortie de mon college)


mardi 4 octobre 2011

Lundi 3 octobre - Mardi 4 octobre : tranquille, encore

Lundi matin, je n'ai pas chômé : je suis allée à 10h à St Mary's pour récupérer ma Campus Card (c'était le dernier jour !), puis je suis passée à la banque pour annuler le rendez-vous que j'avais pris pour ouvrir un compte : je m'en passerai cette année, et je n'utiliserai ma carte que pour retirer au distributeur ou payer de grosses sommes. Enfin, je suis allée à l'International Office, située dans un imposant bâtiment tout rouge, et avec un dôme vert faire signer des papiers dont on a aimablement accepté de les faxer au Mirail. Il m'en reste encore deux à envoyer, et je pense que je le ferai par la Poste, si tant est que j'arrive à trouver où on peux acheter des timbres !



Puis ce fut le moment de tester la laundry (= laverie), qui est payante (1£ ou 1£20 selon la machine, peut-être plus). J'ai attendu sur place que mes machines finissent, mais la prochaine fois je prendrai un bon pull pour attendre : c'est une cave, donc il y fait très froid. Samedi nous avions acheté un étendoir commun qui a été placé juste à la sortie de ma chambre : je l'ai donc inauguré en essayant de dissimuler le plus possible les affaires étendues. inutile de laisser à la vue de tout le monde ses sous-vêtements ; j'espère du moins que les autres auront la même pudeur que moi.

Mardi après-midi, Amélia, Flore-Anne et moi sommes allées à la DSU Freshers Fair. DSU (Durham Student Union) est un bâtiment (et une organisation aussi sans doute) situé à côté du Modern Languages Centre ; aujourd'hui, toutes les associations de Durham étaient réunies et il y avait foule pour voir ce qu'elles proposaient. Moi je suis plutôt intéressée pour faire ça dans le cadre de mon college alors je n'ai fait que regarder. J'ai d'ailleurs rencontrer deux Allemandes, dont une s'appelle Christina, qui sont aussi à St Mary's, et qui voudraient faire des activités dans ce même cadre : résultat, nous avons échangé nos numéros.

En rentrant je suis allée faire des courses et du repassage : ma vie commence à tourner à la routine, et j'aime ça car ça me permet de m'organiser tranquillement. Il me reste juste à avoir mon emploi du temps (ce qui se fera sans doute demain) et à commencer mes cours.

En relisant mes messages, je réalise que j'ai mis assez peu de photos de Durham, alors que j'en ai pris pas mal.

 
(Vue depuis Elvet Bridge : voilà ce que je verrai tous les jours pour aller en cours !)



(Vue de la Market Place, toujours sur mon chemin).

dimanche 2 octobre 2011

Samedi 1er octobre - Dimanche 2 : week-end tranquille

Samedi, j'ai (enfin !) rencontré la 5ème colocataire, Edna (je ne suis pas sûre de l'orthographe). Elle est portugaise mais a vécu pendant 5 ans à Londres (jugez donc un peu sa maîtrise de l'anglais ; elle me ridiculise sans le savoir) et a étudié deux ans en France. Je ne lui ai pas beaucoup parlé, mais elle semble sympathique. En sa compagnie, nous sommes toutes les cinq allées acheter certaines choses qui manquaient cruellement à nos appartements et que nous nous partagerons : étendoir, pinces à linge, Cif, petits range-tout dans la salle de bain et les WC, etc. Pour cela nous avons dévalisé Poundland, la boutique où tout est à 1£, et Wilkinson, bien plus fourni que Tesco pour les produits non alimentaires. Dans toutes ces pérégrinations nous sommes suivies depuis vendredi par le père d'Emilia, qui est venu l'aider à s'installer et repart lundi. Il est très gentil mais parle anglais avec un fort accent italien, ce qui rend hardue la compréhension, et regarde beaucoup la TV dans la cuisine (ce qui est un peu gênant quand on mange ou qu'on prend son petit déjeuner).

Le soir nous avions prévu d'aller à une fête à la Boathouse de 8h à 22h lancée sur Facebook pour tous les Erasmus : Flore-Anne tenait absolument à y aller, mais au moment dit, elle a été prise d'une crise aigue de flemmingite (un mal dont je souffre très souvent) et n'a plus voulu y aller. Comme je n'étais pas non plus enchantée par la perspective d'une fête qui semblait un peu hasardeuse, j'ai passé la soirée à lire tranquillement dans ma chambre... je crois que je suis vraiment associale.

Le lendemain, souvenez-vous, je devais aller le matin à mon college pour essayer de me procurer une "gown" (robe pour la Matriculation Ceremony) : je me suis levée à 8h (quelle horreur en période de vacances !) et ai marché jusque là-bas sous la pluie, pour bien entendu apprendre qu'on ne pouvait les récupérer que l'après-midi à partir de 2h... Suite à cette nouvelle, je suis repartie pour aller à la messe de 10h à St Cuthbert (qui était sur mon chemin de retour, au contraire de St Godric, qui est cependant plus proche de St Margaret) : il y avait beaucoup de monde, cela ressemblait à une sorte de messe de rentrée, car le prêtre a souhaité la bienvenue aux Freshers (= nouveaux ; dont je fais partie !) de l'université.

Ce prêtre avait une voix nasillarde, donc je n'ai rien compris à 99% de la messe (pas plus que les deux blagues qu'il a lancées en fin de messe, et qui ont fait hurler de rire toute l'assemblée, sauf moi qui suis restée très stoïque...) La difficulté venait aussi du fait qu'il me fallait dire certaines phrases en français ("Et avec votre esprit", "Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir...") qui me viennent très spontanément à l'esprit lorsqu'un prêtre français dit certaines choses ; mais lorsque c'est un prêtre anglais, et que le reste de l'assemblée répond en anglais, cela devient beaucoup plus difficile... J'ai donc parfois perdu le fil de la messe, et n'ai notamment pas réalisé (ou trop tard) qu'ils avaient dit le Notre Père... Une des rares choses que j'ai pu comprendre au bon moment est "Peace with you", et j'ai pu le dire aux autres (wouh !)
Mais enfin, comme je vais essayer d'aller à la messe (peut-être à St Godric, qui est plus près de chez moi) avec Emilia et Edna, je ne serai pas la seule perdue...

Et donc cet après-midi et ce soir, c'est plutôt tranquille, comme je n'ai toujours pas de cours ni de devoirs... Les cours commencent jeudi prochain, je crois.

See you !

samedi 1 octobre 2011

Vendredi 30 septembre : la journée internationale

J'ai appelé cette journée "internationale" parce que nous devions nous rendre à une réunion pour les étudiants Erasmus et à la fête pour les élèves internationaux...

De 13h à 14h, il nous fallait être au Calman Learning Centre, dans la salle Ken Wade. Cet endroit se trouve au Science Site (à 20-25 mn de St Margaret), et est assez facile à repérer. Partie en retard de chez moi, j'ai préféré jouer la cruche auprès des dames àde la réception de cet ensemble de salles de conférence : "I am an Erasmus student...", ce qui a fait que j'ai trouvé très rapidement la salle et n'ai finalement rien raté ; d'autres n'ont pas eu cette chance et ont erré, jusqu'à entrer passablement en retard à la réunion, et à en rater une partie importante.

Nous avons eu différentes informations, notamment le fait qu'il nous fallait nous procurer un papier d'exemption de Council Tax en tant que "full time students" (je ne comprends pas très bien à quoi correspond cette taxe, mais j'obtempère). Cependant, on nous a donné à cette réunion comme info d'aller chercher cette feuille à notre college, et bien sûr là-bas on nous dit qu'elle est disponible sur Internet : mais heureusement, je n'ai pas eu à en arriver là, car quelqu'un m'a passé l'adresse Internet avant que j'aille à St Mary pour rien... Chère administration !

Malheureusement, j'ai encore beaucoup à faire avec cette organisation : je dois faire remplir les papiers que me demande Le Mirail, parmi lesquels ma Campus Card, que je n'arrive toujours pas à avoir (je dois aller la chercher Monday 9.00am-1.00pm), etc etc. J'ai également un rdv mercredi avec Roger Ravanelli, le responsable du département de français à propos de mes modules, etc : mais comme les choses sont toujours très bien faites, c'est EXACTEMENT au même moment que je dois aller m'inscrire dans les différentes activités de mon college (j'aimerai faire du badminton et voir s'ils ont un orchestre, peut-être même faire du chant, s'ils ont une chorale) !!! Il faut noter aussi que j'ai besoin d'une gown (robe du college) pour la procession de mercredi prochain, et que la vente (car oui, je ne peux pas en emprunter mais seulement en acheter une de seconde main, paraît-il) a lieu Sunday morning : qu'est-ce que c'est que cet horaire ?!? J'espère que l'info est bonne sinon j'aurai raté la messse pour rien et je n'aurai toujours pas de gown...

Cette histoire de procession vient de la tradition de la Matriculation Procession, si je comprends bien les rares informations que j'ai pu arracher au site de l'université : les élèves doivent partir de leurs colleges respectifs pour tous arriver après une demie-heure de marche à la cathédrale et au lieu historique de l'université (située dans "la boucle"). "Smart clothes" et gown fortement recommandées, si j'ai bien compris.

Mais bon, assez parlé de mes problèmes administratifs ; parlons plutôt de choses gaies : la fête pour les élèves internationaux de vendredi soir !!!!

Elle avait lieu près des colleges Ustinov, Josephine Butler, c'est-à-dire plus loin que mon college. J'y suis allée en compagnie d'Amélia, Flore-Anne, Adeline et les colocataires de cette dernière (un Français, un Belge, un Allemand et un Italien : Amélia était bien contente d'avoir une escorte masculine parce que nous passions dans des endroits peu éclairés et près de la forêt, noire à l'heure où nous l'avons logée - 8h du soir). Il y avait plusieurs salles (bar, karaoké, salsa paraît-il, mais nous n'avons vu aucune de ces deux dernières salles), mais nous sommes surtout restées dans celle où l'on pouvait apprendre des danses écossaises !!! On s'est régalées, d'autant que tout le monde était très mauvais, donc personne ne complexait. J'ai ainsi dansé avec une Chinoise, un Mongole, et ai rencontré une Thaïlandaise très gentille (Candy est son surnom, car son vrai nom est imprononçable) qui aimait particulièrement mon prénom car elle ne savait pas en prononcer le "r". Une sorte de meneur de danse nous expliquait ce qu'il fallait faire, accompagné par un accordéoniste, une violoniste et un guitariste. Je ne me rapelle la chorégraphie que d'une seule, qu'on danse à quatre sur une musique qui commence doucement, et finit bien entendu dans un rythme endiablé et indansable pour nous, pauvres néophytes...
J'ai également rencontré à cette fête Pascaline, qui vient de Rouen et est en droit, et ai retrouvé Caroline (qui était avec moi en Khâgne), avec qui cependant je n'ai guère pu échanger que quelques mots.

Il est assez rageant d'habiter avec deux Françaises, d'autant que l'une d'elles (Flore-Anne) a rencontré de nombreux autres Français depuis une semaine et les retrouve souvent (Adeline, Cécile et Yohan, je ne suis pas sûre de l'orthographe de ce nom-là ; les deux derniers étaient avec elle à la fac de Dijon). Cependant, Emilia (l'Italienne) est toujours là à la maison et lorsqu'elle est présente nous ne parlons pas trop français ; j'espère également cotôyer autre chose que des Français (ce ne sera pas trop difficile) aux activités que je souhaite faire avec St Mary. Celles-ci, ainsi que les cours qui commencent la semaine prochaine (je crois) et qui sont en anglais, me permettront de parler plus anglais, quoique je le fasse déjà beaucoup chaque jour. Est-ce une impression ou bien j'ai déjà fait des progrès en moins d'une semaine ? Il est vrai que je pars d'assez bas, donc je ne peux que rebondir...

La fête s'est terminée vers 23h hier soir, et grâce à un bus mobilisé par l'université, nous avons pu gratuitement gagner 15mn car il nous a déposé près du Département de Modernes Languages, soit à 15mn de chez nous : c'était déjà ça de gagné. Mon lit a été le bienvenu ce soir-là, après toutes ces réjouissances...