Ils vivent avec trois autres Anglais, Livy, Mike et une autre dont je ne me rappelle pas le prénom. Cette dernière tenait absolument à venir nous dire "Bonjour", visiblement le seul mot qu'elle connaissait en français, mais elle était très contente de nous le dire, c'était très drôle. Nous n'avons pas croisé Mike, mais Thomas nous a dit que celui-ci n'était pas très sensible à la langue française, n'en connaissant que l'inévitable "Voulez-vous couchez avec moi ?" ; il a essayé de lui expliquer cent fois que le vouvoiement dans cette phrase n'était pas tout à fait nécessaire, mais en vain... Je suis sûre que s'il nous avait rencontré, il se serait montré plus intelligent que cela ; mais les clichés ont parfois la peau dure.
(Thomas et Karen dans leur cuisine)
(Thomas qui s'est improvisé cuisinier pour la soirée, rigolant bien devant sa sauce ratée : il paraît qu'elle ne devrait pas nécessiter une passoire, mais il restait des "déchets" au fond, disait-il. Elle était cependant bonne)
(au menu : les inévitables patates, poulet, carotte, petits pois et une NMNI - Nourriture Mangeable Non Identifiée, en bas à droite dans mon assiette)
A propos des pommes de terre, je trouve qu'il y en a beaucoup au Tesco (un rayon d'un mètre de large, dirais-je), et les Anglais m'ont assuré qu'eux trouvaient qu'il n'y avait pas beaucoup de choix...
Au dessert, crumble, miam miam ! On pouvait l'accompagner avec une sorte de crème fraîche, mais en plus sucrée, ou bien avec une sorte de crème anglaise, mais qui n'en était pas : cela s'appelait "custard", et c'était très bon. Excusez l'absence de photo du crumble, mais il n'avait pas une tête particulièrement spéciale : il ressemblait à ceux de Maman.
Toute la soirée nous avons discuté de nos deux pays (presque trois : Karen vient d'Irlande du Nord, et ici cela a l'air d'avoir de l'importance, comme si elle n'était pas tout à fait anglaise. D'ailleurs, tous les nord Irlandais que j'ai rencontré disaient "Peut-être l'entendez-vous, je ne viens pas d'Angleterre ; je viens d'Irlande du Nord), leurs fonctionnements, les différences entre eux, et le fait de partir habiter dans un autre pays. Thomas racontait que l'an dernier, lorsqu'il est parti travailler en tant qu'assistant dans un lycée de Metz, on lui avait dit avant de partir que lorsqu'on s'en va comme cela à l'étranger, au début on adore tout, puis on déteste tout, puis on finit entre les deux. Evidemment, c'est du pipeau.
Nous avons également parlé des difficultés de prononciation : comme le mot "beach" qui se prononce presque pareil qu'un autre bien connu, ou bien "tart" ; ils nous ont expliqué qu'on peut être compris selon le contexte : dire "I would like a tart" à Tesco ou dans un bar n'a pas les mêmes conséquences...
Vendredi, Thomas a d'ailleurs fait une très jolie faute : il voulait me demander avec quelle main j'écrivais, donc m'a demandé si j'étais "gauchiste" ^ ^
Bref, nous avons passé une super soirée, et Caroline et moi avons projeté de les inviter pour leur faire de la cuisine française.
Comme vous pouvez le voir, mon blog a un nouveau look (qui fait très hiver, je ne sais pas pourquoi) ; sur le conseil de Jérémy, j'ai mis une photo de Poudlard pour justifier le titre, et trouve à Durham des airs de ressemblance avec cette photo, si ce n'est qu'il n'y a pas de tours comme cela...)
