vendredi 16 décembre 2011

Cela fait longtemps que je n'ai rien posté sur ce blog ; je me rattrape aujourd'hui.

La dernière fois que je vous ai donné de mes nouvelles, j'avais participé à une fête pour les élèves étudiant le français et les élèves français (je fais partie des deux catégories ^ ^), à un formal, et à une randonnée mouillée. Ce fut une semaine très remplie, mais sachez que toutes les semaines ne sont pas comme cela !

J'étais alors en période de stress, puisqu'il fallait rendre les "summatives", ou devoirs de fin de trimestre, s'il faut traduire ce mot. J'avais trois commentaires à rendre à ce moment-là, et ai fait l'expérience des consignes de l'Université de Durham pour rendre les devoirs (en tout cas dans mon département, mais chacun a sa propre politique, c'est un peu fédéral) : il faut télécharger son devoir sur DUO pour que l'ordinateur central détecte les éventuelles traces de plagia, puis l'imprimer en deux exemplaires, avec une interligne de 1,5 ou double, un code anonyme à télécharger et inscrire en haut de chaque page, la numérotation des pages, agrafer le tout ; imprimer le mail attestant que le devoir a bien été téléchargé, remplir une feuille avec son nom, son college, le titre du devoir, du module, un questionnaire pour savoir si on a bien respecté les précédentes consignes ; le passer dans une machine qui marque la date, et le poser dans une corbeille dans une salle spéciale... ouf, c'est fini !

Donc imaginez moi, arrivant comme une fleur la première fois, ignorante de tout ceci, tendant mon devoir en disant "Je crois que c'est ici qu'on peut rendre les devoirs ?" Bon, le type qui m'a ridiculisée était sympa, il m'a expliqué avec diplomatie que je n'avais rien compris et m'a fait faire demi-tour... Et comme je ne peux jamais faire les choses de la bonne façon, j'ai oublié la moitié des consignes que je vous ai dites précédemment (heureusement, les moins graves) pour mon premier devoir... Je pense que je vais simplement perdre quelques %.

Mardi 6 décembre, j'étais censée retrouver Théa et Marius au Vennels' café (vous savez, les deux élèves avec qui je fais un tandem), mais Théa n'avait pas donné de nouvelles, donc ça a été un tête-à-tête avec Marius. Je lui ai parlé des côtés sympas de la langue française (virelangues, amours orgues et délices, etc), mais aussi de mon ignorance absolue sur la Norvège, d'où tous les deux viennent (je ne me rappelais même plus quelle en était la capitale, je confonds toujours entre les trois pays sacandinaves). On a parlé un peu de son pays, etc ; parce que bon, ok, lui et Théa sont là parce qu'ils veulent en savoir plus sur la France et entendre parler français, mais moi aussi j'ai le droit d'apprendre des choses au passage !

Ce soir-là, nous avons fait une sortie entre colocataires pour fêter Noël, quoiqu'avec de l'avance, parce qu'Emilia partait le jeudi suivant en vacances (pour fêter, entre autres, son premier anniversaire de mariage !) Nous sommes allées à un restaurant asiatique qui se trouve sur la place du Gala Theatre ; cet endroit est rempli de bars, de restaurants (notamment le Chiquito, où Papa et moi étions allés le soir de notre arrivée). Dans ce restaurant, on pouvait choisir à la carte un plat en fonction de son pays d'origine : Chine, Japon, Vietnam, îles du Pacifique, etc. Il y avait donc beaucoup de choix, et un petit dessin rouge indiquait la teneur en épices du plat ; cependant, Flore-Anne a pris un plat, très bon au demaurant - j'y ai goûté - qui n'était pas indiqué comme épicé, et l'était tout de même assez ; alors qu'est-ce que cela devait être ceux avec un petit dessin !
Le prix des plats étant correct, et l'ambiance sympathique, nous avons toutes passées une bonne soirée, l'occasion pour nous de se retrouver ensemble, chose rare. Pas de photos, car le peu de luminosité du restaurant les a toutes gâchées.

Pour ce qui est de mes activités avec mon college, je vais toujours à la chorale, où lundi 5 décembre nous avons chanté des carols (chants traditionnels de Noël) ; j'ai essayé de leur faire chanter "Il est né le divin enfant", seul chant français de notre carnet de chant, mais personne ne connaissait... Et le mercredi 7, je suis allée pour la dernière fois du trimestre au badminton, où il n'y avait pas beaucoup de monde (tous les absents bossaient sur leurs summatives), mais où je crois j'ai gagné un match en double !!! (je crois, c'est ce que j'ai cru comprendre dans le compatge du score, mais peut-être que je me trompe complètement). Gagner ou non n'a pas d'importance, de toute manière tout le monde joue quand il veut, avec qui il veut, bref c'est le free style absolu (le problème c'est qu'on ne nous dit pas "ça ne va pas, lance plutôt de cette manière" ; enfin, on joue, c'est déjà pas mal).

Mardi 13, je suis allée à un carol service de St John's college à la cathédrale, où j'avais été invitée par mon amie Elizabeth. Je pensais que ce serait quelque chose comme un concert de carols ; sauf que lorsque j'ai lu le programme ("First Reading", Second Reading" etc jusqu'à "Fifth Reading", "Intercessions", "Blessing", "Lord's prayer" + Sermon), je me suis rappelée que "service" est le mot que les anglicans semblent utiliser pour dire messe ; en gros, j'étais à une messe anglicane ; sans doute pas une messe normale, mais une messe tout de même.
La chorale du college a commencé à chanter, puis il y a eu une procession de religieux, suivis par la chorale qui continuait à chanter. L'assemblée s'asseyait pour les lectures et le sermon, et se levait pour chanter les chants intermédiaires ; certains étaient bien des carols ("Hark! The herald angels sing", "O come all ye faithful" que nous chantons parfois aussi en France, mais dont le refrain n'est pas "O come let us adore him" mais "En lui viens reconnaître"), les autres aussi sûrement, mais je ne les connaissais pas. A un moment, les lumières se sont éteintes et une vidéo a été projetée avec une bouche qui disait "Au commencement était le verbe et le verbe était Dieu". Puis un type, assis dans le public bien sagement, s'est levé et s'est mis à faire des gesticulations, en criant des paroles en rapport avec cela ; bref c'était flippant mais intense.
Mais même si j'ai passé plusieurs moments à me dire "Mais qu'est-ce que tu fous ici, Marie ?", je me suis régalée ; et puis le fait d'être en communion de prière avec la cathédrale entière, ce n'est pas rien... ça m'a rappelé les JMJ !

Mais j'ai oublié de dire que le trimestre était fini depuis vendredi 9 ! En fait, il ne s'arrête réellement que vendredi 16, mais nous avions reçu un mail il y deux mois nous informant que les cours s'arrêtaient le 14 (mercredi) ; de plus tous les profs ont annulé leurs cours de la semaine du 12, sauf ceux qui avaient à faire un rattrapage. C'est visiblement l'usage.

Hier soir, après avoir passé mon après-midi à la bibliothèque (plutôt vide ce jour-là, il faut le dire), j'ai rejoint Tom pour la soirée, où nous avons pris un verre au Cellar Door, un petit bar tranquille dans le centre où nous avons passé une super soirée.

Edna est partie mercredi, il ne reste donc plus qu'Amélia, Flore-Anne et moi à l'appartement, nous prenons le même avion pour Paris dimanche après-midi.

Je suis tout de même contente de rentrer pour les vacances, revoir la famille, etc. C'est vrai que je vis ma vie tranquillement ici, mais bon, comme je m'ennuie parfois (boulot, manger, sortir, dodo, puis boulot, manger, sortir, dodo, etc), ce petit mois à Toulouse va me changer un peu. J'espère que je n'aurai pas le mal du pays en revenant !

samedi 3 décembre 2011

Samedi dernier, je suis allée faire une randonnée dans la région de Cumbria, près du village de Dufton.
Moins difficile que la précédente (dans le Lake) car les montagnes ont laissé la place aux collines, elle a cependant été pire pour ce qui était des conditions : brouillard, puis vent très fort, avec pluie d'abord très anglaise, puis ensuite tournant carrément à la franche averse. Bref, vraiment pas le jour pour sortir !

J'ai néammoins été dans un groupe avec des personnes sympathiques, quoique Tom, notre chef de groupe (celui qui a la boussole, connaît - ou est censé - le chemin, et doit veiller à ce que personne ne se perde) ait eu l'air de considérer que j'étais la lambine de service, passant son temps à me dire "How are your Marie ?" "Are you tired ?", "Are you cold ?", "Don't worry Marie, we just have to walk two hundred metres to be at the top", etc, alors que je me sentais très bien ; mon seul problème était que mes habits n'étaient pas du tout imperméables, et que la boue qui avait depuis longtemps pénétré l'essence même de mes chaussures et chaussettes (désormais marrons-noires, même après lavage) me faisait tomber sans cesse. En arrivant au pub de Dufton, je suis allée me sécher devant le feu ; mes habits faisaient de la vapeur...

Excusez donc je vous prie le peu de photos, le brouillard m'a prise de cours.



(Le calme avant la tempête... vous avez un petit aperçu de la boue sur le chemin ; bin après c'était dix fois pire)




(Un paysage très caillouteux, dont la roche était presque noire)



(Vue sur une petite vallée)



(J'ai pris cette photo en me disant "C'est un moment de transition ; prends une photo maintenant, ce sera peut-être pire après")



(La pluie commençait ; nous cherchions notre chemin en nous abritant du vent derrière une sorte de cairn, ou de ruine).


L'appareil n'a ensuite plus bougé du sac, mais n'a heureusement pas pris l'eau, contrairement au livre que j'avais stupidement emporté pour le bus : Raoul de Cambrai (une chanson de geste) est maintenant dans un état déplorable, et en séchant la couverture s'est craquelée et tombe en miettes ; moi qui prends toujours si soin de mes livres... ma réputation est finie.

Lundi soir, j'étais censée aller à un formal (diminutif de formal dinner : habits de soirée et discipline, bref tellement anglais qu'il me fallait en faire un !) à St John's college avec Elizabeth, une amie du cours de Rebellion, mais elle a découvert la veille que nous avions été virée de la liste parce que la chorale s'était inscrite à ce dernier formal du trimestre ; bref je rongeais mon frein lorsque j'ai reçu un mail de mon propre college (qui organisait un formal mardi dernier, et auquel je n'avais pas pu m'inscrire en raison d'un bug d'Internet) : 5 places still available ! Bref j'ai envoyé un mail dans la seconde qui a suivi, et me voilà inscrite pour le formal du mardi 29 novembre !

C'était l'occasion de sortir ma robe de soirée (que je n'ai mise que deux fois en deux ans...) et ma gown, obligatoire pour ce genre de dîner dans mon college, mes escarpins, etc. Mais moi qui craignait d'avoir un décolleté trop "olé-olé", j'étais petit joueur par rapport aux Anglaises...



(Si c'est pas trop la classe... bon, on évite de trop regarder ma gown que je n'avais pas eu le temps de repasser)




(J'avais demandé à être à côté de Theresa, l'Allemande que j'avais rencontré à la Matriculation Ceremony. Nous étions le groupe des foreign students, même s'il y en avait sûrement d'autres dans la salle : deux Allemandes et un Allemand, une Italienne, un Belge francophone et une Française - moi)



(Ok, la photo est floue, mais c'était pour vous montrer les élèves en gown - garçons en costume, et filles en habits de soirée - faisant la queue pour acheter des bouteilles de vin)


J'ai retrouvé Marius, l'élève avec qui je fais le tandem linguistique, ainsi qu'un garçon et une fille qui sont dans certains cours avec moi. J'ai également retrouvé certaines personnes que j'ai l'habitude de voir en survèt au badminton, et qui ce jour-là étaient sur leur 31.



(Au menu : soupe TRES poivrée en entrée, poulet-pommes de terre avec jardinière de légumes, gâteau au chocolat et caramel. Rien de très transcendant, quoi)


Lorsque les "officiels" sont passés à table et en sont sortis - le directeur, etc -, tous les élèves devaient se lever, et un héraut a déclamé une phrase en latin. Si on voulait de table, c'était forcément définitif et il fallait prévenir le directeur, qui seul a le droit de vous laisser sortir. Les premiers à  se lever, deux garçons, se sont légèrement inclinés devant lui, qui a répondu positivement d'un signe de tête... Les autres élèves ont fait la même chose, ce doit donc être la norme. Je n'ai malheureusement pas eu ce plaisir car je suis sortie après les officiels.

Après cela, nous sommes allés avec les foreign students au bar du Trevelyan college, où je me suis fait violence pour prendre un verre (de cidre, ok) : waouh ! Nous sommes ensuite sortis pour aller en ville, au Fabios Bar : un endroit surchargé et étroit, super bruyant, duquel je suis finalment partie vers 23h30 (les autres étaient trop saoûls pour me faire la conversation). Heureusement, le seul qui soit moins bourré ("wasted" en anglais, je crois) que les autres était le Belge, Antoine, avec qui j'ai pu un peu discuter avant de rentrer. Petite note : j'ai appris que sortir pour se prendre une cuite se dit "to go on the lash", c'est bon à savoir pour connaître les intentions des autres...

Mercredi soir, Amélia, Flore-Anne et moi sommes allées à la Christmas Party réservée aux élèves de Français et aux élèves français (j'entre dans les deux catégories !) qui avait lieu sur North Road, c'est-à-dire juste à côté de chez nous, au bar The Head of Steam. L'étage nous était réservé, mais finalement il n'y avait pas beaucoup de monde. J'ai quand même retrouvé Théa (l'autre élève avec qui je fais le tandem), avec qui j'ai passé la soirée, et j'ai rencontré Collinn (bon, je ne sais pas du tout comment ça s'écrit, mais c'est le prénom super courant), un camarade de classe d'Amélia qui est Ecossais et parle un français impeccable. Le repas servi était censé être français (la prof organisatrice nous a révélé qu'il devait y avoir des tomates farcies et du St-Azur, mais ils jouaient aux abonnés absents). Nous avons ensuite fait un quizz musical ; il fallait trouver le nom de l'artiste et de l'extrait passé.

Au programme :

- "Avec le temps" (Léo Ferret),
- "La foule" (Edith Piaf),
- "Formidable" (Charles Aznavour),
- "Alexandrie, Alexandra" (Claude François),
- "Quand la musique est bonne" (J-J. Goldman),
- "Faut pas faire chier Mémé" (Manau).
(bravo la vision d'actualité de la chanson française ; il ne manquait plus que Maurice Chevalier !)

J'étais en groupe avec Théa et Linda, une personne âgée dont je n'ai pas très bien compris ce qu'elle venait faire dans cette fête pour étudiants, mais qui parlait bien français et qui s'est avérée très sympa. Ensemble, nous formions le groupe des Bouclettes (nom trouvé par Linda), mais ce n'est pas nous qui avons gagné. Le prix se composait de pâté et pain de mie, de camembert et d'oignons je crois. Il y a ensuite eu une tombola, pour laquelle je lot était un peu similaire, mais avec une bouteille de vin (français, bien entendu).
Lorsque tout le monde est parti (vers 10h30), Amélia, Flore-Anne, Collinn et moi sommes descendus au bar normal pour boire un verre, avons joué au pictionarrie puis au jeu du post-it sur le front, mais sans le post-it ici (j'ai mis un temps fou à deviner que j'étais Mario ; je suis vraiment nulle à ce jeu).

Vendredi, j'ai retrouvé Thomas et Caroline au Vennels café (dans lequel j'ai rendez-vous lundi pour prendre un repas avec Elizabeth) où, tout en discutant des profs que nous n'aimions pas (on ne se refait pas) et de nos langues respectives, j'ai dégusté un délicieux gâteau aux carottes !

C'était donc une semaine chargée mais agréable, pour oublier que j'ai trois commentaires à rendre d'ici peu de temps (j'en ai quasiment fini deux, et j'ai lu des livres pour le troisième). Le problème est qu'après cela, il va me falloir continuer à travailler car la plupart des livres qui m'intéressent à la bibliothèque ne peuvent être empruntés ; il faut donc que j'ai fait toutes les recherches pour les trois summatives à rendre le jour de la rentrée avant de revenir en France... Un agréable mois de décembre en perspective... Mais bon, ce sont les aléas des devoirs-maison, je préfère cela à un devoir en temps limité en langue anglaise seulement deux mois après mon arrivée (ce que j'aurai à la fin de l'année : pour chaque matière, un commentaire et un essai à faire en deux heures... Khâgneux entendez-vous cette abberration ? Où sont passés les beaux jours des disserts en six heures ?)

samedi 19 novembre 2011

Samedi 19 novembre : visite de York

Aujourd'hui Nicolas et moi sommes partis vers 9h30 pour York. En train, cela prend 45 mn depuis Durham, et l'aller-retour coûte £25. Nous avions plusieurs idées de visite, mais devions jouer sur le fait que toutes les visites ferment à 16h30, et que nous n'avions pas de plan de York (et que tout coûte £5 ou plus !) Nous sommes donc restés dans le centre historique de York, qui était très joli, et avons visité deux choses : la Fairfax House et la cathédrale (nous avons également longé les murs romains pour rentrer à la gare).

La Fairfax House est une maison du XVIIIème s. présentant une très belle collection de meubles de l'époque géorgienne, ainsi que des objets d'époque (habits, ustensiles, etc). Dans chaque salle attendait un "host" qui nous expliquait ce qu'il y avait à savoir dans cette salle-là ; nous avons ainsi appris que les nobles ne se nourrissaient presque que de viande, de boissons et de sucreries ; ils ne comprenaient pas pourquoi leurs serviteurs avaient si bonne mine, alors qu'eux-mêmes avaient un teint maladif ; le légume était considéré comme un plat de pauvres... Entrée £5 pour les étudiants (tarif normal £6).

La cathédrale était absolument splendide ; bon évidemment, au début nous n'étions pas très chauds pour y entrer, étant donné qu'il fallait payer £8 (tarif normal £9) pour y entrer !!!! Mais finalement, cela en valait bien le coup : d'architecture gothique, elle est absolument immense (le visiteur est une petite fourmi porportionnellement ), et présente de majestueux vitraux. Le choeur, l'orgue sont magnifiques, ainsi que la Chapter Room. Cette église a une histoire très riche (200 ans de construction bien sûr, 3 incendies, etc), que nous a très bien expliquée la guide (on peut visiter seul ou assister à une visite guidée).


(Une maison vue de la rue)



(Vue de la ville depuis un ponton)



(Une pancarte quelconque et des maisons pour vous montrer le style très anglais et "old-fashioned" des rues)



(Des petits Anglais jouaient à un-deux-trois-soleil avec un homme peint en violet de pied en cape, et c'était visiblement oprganisé par l'homme qui filme au milieu d'eux... On n'a pas trop compris ce qu'il se passait, mais c'était rigolot à voir)




(The Merchants' Adventurers' Hall, que nous n'avons pas visité - ça coûtait £5, on a juste regardé les photos proposées à l'entrée ^ ^)



(Nico ! Près du M'A'H - trop long à écrire)



(La cathédrale, qui resssemble à beaucoup de cathédrales gothiques de l'extérieur, alors excusez l'arbre)



(L'orgue de la cathédrale)



(Un des multiples vitraux, peut-être dix fois plus grand qu'un humain, même si on ne le voit pas sur la photo)



(Le plafond de la Chapter Room)


Donc si vous venez me voir, je vous emmènerai à York, c'est une très belle ville !

Le soir en rentrant, nous avons vouli aller au restaurant pour le départ de Nicolas (demain matin), mais le centre-cille était impratiquable, à cause de la foule venue pour la fête des Lumières (je ne sais pas si j'en ai parlé, mais c'est un événement annuel de Durham : pendant 4 jours, des artistes illuminent de manière spéciale les édifices de la ville. C'est sympa, surtout la cathédrale sur laquelle étaient projetées des images mouvantes de manuscrits médiévaux) donc nous avons mangé à la résidence.

lundi 14 novembre 2011

Samedi 12 - Dimanche 13 - Lundi 14 : Visite de Durham

Samedi à 18h45, je suis allée chercher Nicolas à la gare. Après le repas, nous sommes allés nous faire un petit Durham by night... Il a ainsi pu découvrir la cathédrale et le centre-ville dès son premier soir.

Le lendemain, il a découvert la messe en anglais et les autres pratiquants : nous avions notamment devant nous un petit garçon que j'ai déjà vu à plusieurs reprises et qui dessinait en s'appuyant sur son banc des requins s'apprêtant à engloutir d'inconscients poissons ; pas très "peace be with you"...

Le 11 novembre était le jour de la Remembrance Day : en plus de commémorer les morts de la Première Guerre Mondiale, les Anglais fêtent toutes les victimes des conflits ; c'est pourquoi 80 % des gens (dans Durham, à la télé, etc) portaient depuis une semaine un faux coquelicot ("poppy"). Le dimanche qui suit le 11 novembre est donc l'occasion pour les anglicans de faire une messe spéciale : nous avons croisé sur notre chemin des familles sur leur trente-et-un qui apportaient des couronnes de ces faux coquelicots et qui se dirigeaient vers la cathédrale. A notre propre messe, nous avons observé un petit temps de silence pour tous les tombés de ces conflits, et une intention de prière a été portée pour les soldats qui se battent en Iraq et en Afghanistan. Au sortir de la messe, nous avons croisé dans la rue une procession de hauts responsables du Comté de Durham en habit de cérémonie et tenant des hallebardes ou une épée, des juges avec perruque et robe, etc... Très kitsch !

Après la messe, Nicolas a pu décrouvrir sur le chemin du retour quelques boutiques que j'aime (eh oui, elles sont ouvertes les dimanche !) ou dans lesquelles je vais souvent ; l'après-midi, nous sommes allés au Science Site, à mon college, et à la cathédrale ; nous comptions visiter le château, mais comme ce sont les élèves qui servent de guides, et que beaucoup étaient malades ce jour-là, nous avons reporté la visite à lundi. Pour nous consoler, nous sommes allés au Starbucks (1ère fois que j'entrais dedans de ma vie !) où nous avons par hasard croisé Tom, qui nous a proposé d'aller assister à un concert gratuit donné par la chorale de son college (St Cuthbert) juste à côté, dans St Margaret's Church (tout près de la résidence, qui lui doit sans doute son nom). Au programme : Requiem de Fauré.


(Intérieur de l'église St Margaret juste avant le début du concert)


Nous avons passé un très agréable moment, puis sommes rentrés à la résidence où après avoir travaillé un peu, nous sommes allés rejoindre mes colocs dans la cuisine où Emilia nous a dispensé un cours de fabrication de pâtes maison (j'ai bien retenu la chose, je pourrai vous en refaire !) Pendant ce temps, j'ai fait un gâteau au chocolat qui aurait du être coulant à l'intérieur et croustillant à l'extérieur et qui finalement ne s'est pas avéré être que croustillant partout, et un peu trop chocolaté à mon goût... Les pâtes d'Emilia (mais tout le monde a participé à leur fabrication) ont eu un franc succès ; la sauce était typiquement sicilienne, c'était une sorte de bolognaise (je crois qu'elle l'appelle ragu), mais sans le lait et le beurre que mettent traditionnellement les habitants de Bologne ; chez elle on met du sucre et du vin blanc.

Aujourd'hui lundi nous sommes allés visiter à deux heures la cathédrale. Notre guide était bien un élève (qui avait revêtu le costume-cravate et la gown pour l'occasion) ; il était lui-même sans doute pensionnaire du University College (qui se situe au sein même du château ; quel cadre pour un logement d'étude, tout de même !), puisqu'il nous a assuré sans le moindre complexe que c'était "the best college of the University"... Je n'ai pas pu prendre de photos à l'intérieur, mais leur salle de repas a la même tête ou presque que la Grande Salle dans les films Harry Potter, bien entendu.
J'ai d'ailleurs fait une découverte étonnante il y a quelques jours : Rabelais dans Gargantua parle d'un savant qui a écrit un livre d'arithmétique célèbre (pour l'époque) ; la note dans mon édition précise "Tanstall, évêque de Durham" !!! J'ai donc vu le portrait de cet évêque dans une des salles du château.

(Notre guide)

(Vue d'une partie du château depuis une rue alentour)


(L'entrée principale du château)

(La porte menant au parce du château d'où j'ai pris les autres photos extérieures)

(Encore le château)

Nico à l'antenne : Durham est une charmante petite ville, très vieille Angleterre et c'est ce qui me plaît. Bien sûr nous avons fait les incontournables (cathédrale, château) mais aussi des petits coins ignorés des touristes armés du seul guide Michelin et non d'une soeur anglaise. Et Dieu merci, mon anglais est suffisant pour comprendre et être compris. Alors je peux continuer l'aventure !

 

(Incontournable !)

vendredi 11 novembre 2011

Mardi 8 - Mercredi 9 (avec un peu de retard !) : rencontres

Il y a quelques semaines, je me suis inscrite au "E-tandem" : des élèves étrangers rencontrent des élèves anglais apprenant la langue de ces derniers, et sont interrogés par eux sur le système d'études supérieures de leur pays et d'autres choses. Cela peut donner lieu à des rencontres où l'on parle parfois intégralement en anglais, et parfois intégralement dans l'autre langue.
Les deux élèves qu'on m'a assignés sont Théa et Marius, qui font des études de Relations Internationales et ont pris une option Français. Nous avions rendez-vous au Vennel's café, et j'ai senti dès que je les ai vu qu'ils étaient très nerveux (ils ne parlent pas très bien français et étaient donc stressés), parce qu'ils n'arrêtaient pas de rire nerveusement ; finalement la séance s'est bien passée, ils m'ont demandé de me présenter puis m'ont posé des questions sur l'université française (en même temps, je n'étais pas la meilleure personne désignée pour en parler... mais j'ai dit ce que je savais), la prépa parce que j'y avais été (ça je connais ^ ^). A un moment, nous sommes passés à l'anglais, et j'ai trouvé que je ne me débrouillais pas si mal !

Nous avons convenu de nous revoir la semaine prochaine, même heure même lieu.
Mercredi aprem, après une petite réunion de travail pour préparer le seminar sur "Drôle de drame" de Marcel Carné pour le cours de French Cinema, je suis allée retrouver à cinq heures Elisabeth (hum, je ne sais pas s'il faut un z ou un s dans son nom), une personne avec qui j'ai lié amitié dans mon cours de Rebellion. Elle parle assez bien français, et j'ai moins d'efforts à faire pour lui parler. Nous avons discuté de nos deux pays, de leurs fonctionnements, etc, jusqu'à ce qu'elle ait à partir.

Le soir-même, j'avais badminton, mais je n'étais pas très chaude pour y aller : j'étais un peu fatiguée, et puis comme je ne connaissais personne... Mais j'ai finalement eu raison de me secouer un peu, car j'y ai réussi (un exploit chez moi, je peux vous l'assurer !) à adresser la parole à une fille appelée Fram (c'est en tout cas ce que j'ai cru comprendre), qui ensuite m'a proposé de jouer avec elle et ses amies, et m'a présentée à elles ; c'était donc la bonne personne à aborder ! Evidemment, elles se connaissaient toutes et discutaient entre elles, mais j'ai aujourd'hui croisé l'une d'entre elles, avec qui j'ai pas mal parlé, donc je me sentirai moins seule les prochaines fois que j'irai au bad !
Demain Nico arrive !

Voici quelques photos de la parade militaire de jeudi 3 novembre que j'ai récupérées de Thomas.

(Chevaux pour Géraldine ^ ^ + vue sur les rues de Durham)




 



(Une moitié de la cathédrale en arrière-plan)

 

(La photo où on voit le mieux la cathédrale... Pas mal, isn't it ? Il en manque encore un bout sur la gauche)


Désolée Nico, je n'ai pas de photos des petits anglais en uniforme impec' agitant des drapeaux...

samedi 5 novembre 2011

Samedi 5 novembre : Grasmere, Lake District

Aujourd'hui, j'ai fait une randonnée (dans le cadre de la Walking Society à laquelle je me suis récemment inscrite) dans le Lake District. Destination : Grasmere.

Lever : 6h15... Nous avions rendez-vous entre 7h30 et 8h devant le DSU, c'est-à-dire près de mon département. J'y ai retrouvé Theresa, une Allemande rencontrée lors de la Matriculation Ceremony. Le trajet en bus a duré 2h, pendant lesquelles les responsables ont distribué à ceux qui le désiraient un imperméable, qui semblait indispensable vue la pluie qui tombait à Durham. Mais finalement, il faisait meilleur dans le Lake District, donc je n'en ai pas eu besoin.

Comme il y avait beaucoup de monde, nous avons eu à choisir quel type de randonnée nous souhaitions faire : il y avait trois choix possibles, et Theresa et moi avons pris ce qui semblait le plus facile (celui à 15 km, quand même ; le plus dur étant 20 km), nous avons donc été réparties dans le groupe de Tim (l'accompagnateur).
Ce que nous ignorions, c'était que le trajet, qui devait passer dans la montagne, allait être finalement pas si facile que cela : nous sommes partis d'un petit village avec un grand lac pas très loin de Grasmere, puis avons emprunté des montagnes formant une boucle (encadrant une vallée avec une rivière sinueuse) pour finalement atterir à Grasmere même.

Dans notre groupe, il y avait 9 personnes : Theresa et moi, Christina, une Allemande que j'avais déjà rencontré car elle est dans le même college que moi et une de ses amies de passage à Durham, Amandine (Française), une Italienne, un Portuguais, un couple d'étudiants anglais, et Tim (Anglais, en Master d'Histoire médiévale).

Le challenge que s'était fixé Tim, c'était d'arriver à Grasmere avant la nuit (car ici le jour commence à baisser à partir de 15h30, et la nuit est totale à 17h), donc il ne nous a pas laissé une minute de répit, et nos innombrables pauses photos ne lui ont visiblement pas trop plu. Cela n'aurait pas été un problème si nous n'avions pas eu à effectuer une randonnée dans la montagne, avec des montées absolument horribles, des pierres partout pour vous faire tomber et de véritables marais du fait de la précédente pluie (je ne sais pas quand est-ce qu'il a plu pour la dernière fois dans le Lake District, mais dans tous les cas, il a toujours plu récemment en Angleterre !) Comme on peut s'y attendre, mes chaussettes ne sont restées blanches qu'une petite demie-heure, virant rapidement au marron mouillé car j'ai mis le pied dans des flaques de boue un nombre incalculable de fois. Mes chevilles en ont également pris un coup, à cause des pierres qui se dérobent sous vos pas....

Bref, je viens de rentrer, et je suis crevée, dégoûtante, mais très contente.

Sur le chemin du retour (le bus était étrangement calme...), nous avons pu voir de nombreux feux d'artifice pour fêter le jour de Guy Fox (ça me rapelle pas mal le jeu CD-Rom de la Panthère Rose, "C'était le 5 novembre, de l'an 1605...").

Photos !


(Au départ : nous étions frais, enthousisastes - on l'était encore à la fin, mais plus aussi frais).



(La campagne anglaise, avec les inévitables moutons - il y en a partout !!!!)



 (Le mur, qui ne nous a quitté que très tard)



(A notre gauche)





(C'était quand même pas de la tarte, comme vous pouvez le voir...)





(Un chocolat chaud bien mérité !)



(Pour prouver que j'y étais !)





jeudi 3 novembre 2011

Jeudi 3 novembre 2011 : Parade militaire

Juste un petit message pour parler d'un événement inattendu.

Je me rendais à un rendez-vous avec Tom et Caroline, quand je vis qu'un grand nombre de badauts, de photographes et d'agents chargés de la sécurité pour les évnements spéciaux (vous savez, les policiers avec gilets orange ou jaune fluo) s'était réuni sur Elvet Bridge, et dans le coin : en effet, une parade militaire avait lieu, mais je ne sais pas pour quelle raison. Ils ont défilé dans les rues, avec orchestre et tout et tout, puis sont allés devant la cathédrale, où l'orchestre a joué des morceaux tout en marchant sur la pelouse selon une chorégraphie minutieuse.
Evidemment, je n'avais pas d'appareil photo ce jour-là, mais Tom a pris quelques photos, et j'attends qu'il me les envoie. J'en ai cependant trouvé une de l'an dernier, qui vous donnera une petite idée ce que c'était (avec vue de la cathédrale en prime !) :


(C'était dans ce goût là)

Sur le pont des écoles primaires s'étaient déplacées pour l'occasion ; aussi voyait-on ces petites têtes blondes (ou rousses) en uniforme impeccable, piaffant d'impatience en agitant de petits drapeaux anglais... Cette vision est absolument impossible en France : des enfants agitant des drapeaux, hors compétition sportive, ça semblerait beaucoup trop nationaliste. Nous n'avons pas ce culte de la nation, malheureusement (en tout cas ça permet de voir des spectacles comme aujourd'hui !)

samedi 29 octobre 2011

Mercredi 26 octobre : repas chez des Anglais

Mercredi soir, Caroline et moi avons été invitées par Thomas et sa colocataire Karen à manger chez eux. Evidemment, petite appréhension du côté des Françaises : on va manger de la nourriture anglaise. Peut-être que les deux hôtes n'étaient pas totalement sereins de recevoir des habitantes du pays de la cuisine. Et bien entendu, en fin de compte on a très bien mangé !

Ils vivent avec trois autres Anglais, Livy, Mike et une autre dont je ne me rappelle pas le prénom. Cette dernière tenait absolument à venir nous dire "Bonjour", visiblement le seul mot qu'elle connaissait en français, mais elle était très contente de nous le dire, c'était très drôle. Nous n'avons pas croisé Mike, mais Thomas nous a dit que celui-ci n'était pas très sensible à la langue française, n'en connaissant que l'inévitable "Voulez-vous couchez avec moi ?" ; il a essayé de lui expliquer cent fois que le vouvoiement dans cette phrase n'était pas tout à fait nécessaire, mais en vain... Je suis sûre que s'il nous avait rencontré, il se serait montré plus intelligent que cela ; mais les clichés ont parfois la peau dure.



(Thomas et Karen dans leur cuisine)



(Thomas qui s'est improvisé cuisinier pour la soirée, rigolant bien devant sa sauce ratée : il paraît qu'elle ne devrait pas nécessiter une passoire, mais il restait des "déchets" au fond, disait-il. Elle était cependant bonne)



(au menu : les inévitables patates, poulet, carotte, petits pois et une NMNI - Nourriture Mangeable Non Identifiée, en bas à droite dans mon assiette)


A propos des pommes de terre, je trouve qu'il y en a beaucoup au Tesco (un rayon d'un mètre de large, dirais-je), et les Anglais m'ont assuré qu'eux trouvaient qu'il n'y avait pas beaucoup de choix...

Au dessert, crumble, miam miam ! On pouvait l'accompagner avec une sorte de crème fraîche, mais en plus sucrée, ou bien avec une sorte de crème anglaise, mais qui n'en était pas : cela s'appelait "custard", et c'était très bon. Excusez l'absence de photo du crumble, mais il n'avait pas une tête particulièrement spéciale : il ressemblait à ceux de Maman.

Toute la soirée nous avons discuté de nos deux pays (presque trois : Karen vient d'Irlande du Nord, et ici cela a l'air d'avoir de l'importance, comme si elle n'était pas tout à fait anglaise. D'ailleurs, tous les nord Irlandais que j'ai rencontré disaient "Peut-être l'entendez-vous, je ne viens pas d'Angleterre ; je viens d'Irlande du Nord), leurs fonctionnements, les différences entre eux, et le fait de partir habiter dans un autre pays. Thomas racontait que l'an dernier, lorsqu'il est parti travailler en tant qu'assistant dans un lycée de Metz, on lui avait dit avant de partir que lorsqu'on s'en va comme cela à l'étranger, au début on adore tout, puis on déteste tout, puis on finit entre les deux. Evidemment, c'est du pipeau.

Nous avons également parlé des difficultés de prononciation : comme le mot "beach" qui se prononce presque pareil qu'un autre bien connu, ou bien "tart" ; ils nous ont expliqué qu'on peut être compris selon le contexte : dire "I would like a tart" à Tesco ou dans un bar n'a pas les mêmes conséquences...
Vendredi, Thomas a d'ailleurs fait une très jolie faute : il voulait me demander avec quelle main j'écrivais, donc m'a demandé si j'étais "gauchiste" ^ ^

Bref, nous avons passé une super soirée, et Caroline et moi avons projeté de les inviter pour leur faire de la cuisine française.



 
Comme vous pouvez le voir, mon blog a un nouveau look (qui fait très hiver, je ne sais pas pourquoi) ; sur le conseil de Jérémy, j'ai mis une photo de Poudlard pour justifier le titre, et trouve à Durham des airs de ressemblance avec cette photo, si ce n'est qu'il n'y a pas de tours comme cela...)

dimanche 23 octobre 2011

Aucune idée valable de titre, à part "pleins d'infos en vrac"

Voici quelque temps que je n'ai pas écrit, car il ne s'est passé que quelques rares choses notables en quelques jours, aisément résumables en un message (qui en conséquence sera cependant long).

Dans un des seminars que j'ai eu (jeudi, pour le cours "Sex, Gender and Identity"), le professeur, pour rendre plus intime et convivial l'heure passée ensemble, nous a demandé de toutes (car il y a une majorité de filles dans ce cours, et aucun garçon dans mon groupe de seminar) nous présenter et donner la raison de notre choix pour ce cours. Evidemment,dès que j'ai dit mon prénom et expliqué que j'étais une élève française, touites les têtes se sont tournées vers moi et tous m'ont disséquée du regard. Pour autant, personne n'a cherché à m'abordé, et je continue à ne connaître personne... il va falloir que j'engage artificiellement la conversation, chose que je fais très mal.

Comme j'ai également ce prof (ai-je précisé qu'il ressemblait à Mika ?) dans un autre cours ("Rebellion, Feud and Crusade"), et que le lendemain j'avais également le premier seminar de ce module, il a demandé la même chose, et j'ai répété la même chose. Un des garçons qui devait dire pourquoi il avait choisi ce cours a dit à propos du sujet du cours "Because it's fights" ou quelque chose dans le genre : boys will be boys !

Résultat, "Mika" (c'est le nom que je donne au prof) m'a repéré et ne connaît aucun prénom dans ses classes à part le mien ; parfois il me prend à parti pour voir si le parallèle qu'il fait avec le français moderne pour expliquer une idée en ancien français est boe ; mais comme je ne comprends pas son explication en anglais, je ne lui suis pas d'une très grande aide. Parfois même, il semble regretter ma présence et n'ose pas trop dire une idée en français (alors qu'il le parle très bien) : c'est très drôle...

Vendredi à 4h, j'avais rendez-vous avec Caroline et Tom (l'Anglais qui est avec nous en cours et voulait parler des fois en français, des fois en anglais pour s'entraîner mutuellement) pour aller à un café, Leonard Coffee House, un peu retiré donc où ne vont que les Anglais : aussi un des serveurs, en entendant que nous parlions français, était très content parce qu'il était lui-même Français, et trouvait qu'il n'y en avait pas beaucoup à Durham. Cet endroit était très sympa, mais a fermé à 17h (bloody british, avec leurs horaires impossibles !) Nous avons ce jour-là parlé français, et avons été rejoints par Karen, la coloc de Tom, qui étudie le français et l'espagnol, et vient d'Ulster. Ils nous ont expliqué le système des classes sociales en Angleterre et notamment celui des différents types d'écoles.

Il y en a trois types (si j'ai bien compris) : les state schools, qui sont gratuites et accessibles pour tout le monde ; certaines sont très mauvaises, et d'autres très bonnes. Puis, il y a les private schools, qui comme leur nom l'indique, sont payantes, et parmi elles il y a les public schools, qui ne sont pas gratuites du tout, mais sont pour les plus riches. Tom nous a expliqué cela pour que nous ne fassions pas par exemple la bourde de dire tout haut que nous trouvions stupide le système de non mixité des classes ou écoles, car visiblement ça pourrait choquer des personnes venues de private schools. Il nous a également parlé de son expérience d'assistant en cours d'anglais dans un lycée pro à Metz.

Depuis quelques jous, il y a un marché international sur la Market Place, où plusieurs pays sont représentés, la France avec un stand de crêpes, un autre de tartiflette (dont j'ai vu des Anglais en manger à onze heures du matin ; sans moi !) et un autre appelé "Fromagerie". Bien sûr, les prix étaient assez élevés, mais je commence à être habituée à l'idée de me serrer la ceinture. Cependant, je n'ai pas réussi à trouver d'aubergine, même après avoir écumé Tesco, Marks and Spencer, le marché de plein air et le Indoor Market... ils préfèrent les patates ici.

Dimanche matin, j'ai regardé la finale dans le salon avec Amélia : je n'ai pas trouvé que c'était un très beau match, comme l'ont affirmé après coup les présentateurs néo-zélandais (qui entre nous, étaient absolument horribles avec les Français avant que ne commence le match : mais comment auraient-ils pu faire autrement ?) ; je n'ai pas vu du grand All blacks, même si techniquement le match était bien. Mais ma connaissance du rugby ne me permet pas de m'apesantir plus avant dans ce domaine.

Ce soir, j'ai cuisiné pour nous cinq : au menu, Tian (mais pas la version light ; ma version préférée, avec mozarella et aubergines qui ont été remplacées par de la courge) et brownie avec morceaux de chocolat blanc ; j'ai eu un franc succès, et je pense avoir lancé l'idée que chacune d'entre nous essaie de cuisiner chaque dimanche pour les autres. La prochaine fois, ce sera non pas un dimanche mais le 31 octobre, où Amélia nous fera une soupe au potiron, étant donné qu'elle a toujours fêté Halloween avec sa famille et qu'ils en mangent souvent à cette occasion. Peut-être que la fois d'après ce sera le tour d'Emilia (j'espère qu'elle fera des pâtes à l'italienne !).

Etant donné que mon problème de badminton n'est pas encore réglé (j'ai envoyé des mails toute la semaine), je pense que je vais m'inscrire au club de randonnée de l'Université ; ils vont notamment bientôt faire une rando dans le Lake District, et je ne veux rater ça ! Il me faut payer £45 pour l'année je crois, mais ça vaut sans doute le coup (même si faire de la rando en Angleterre semble suicidaire, surtout pour ce qui est du temps ; mais actuellement s'il fait froid, nous avons quand même de belles journées) ! Il me tarde vraiment (même si toutes les personnes ayant fait une rando avec moi dans ma vie peuvent douter de cette envie, car j'y ai toujours rechigné ; mais il y a une différence entre les réactions à douze ans et à vingt, hein Papa Maman !)

Nicolas va venir me voir à partir du 12 novembre, ce sera pour moi l'occasion de visiter un peu, chose que je ne fais pas par moi-même, parce que je n'aime pas le faire toute seule : je suis une des rares personnes autour de moi à n'être jamais allée à Newcastle !

Demain devrait commencer la chorale, j'espère. Il faut que je sois à 7h à la chapelle de St Mary. Et mon week-end n'est pas fini : je n'ai pas cours demain !!! On ne se refait pas, tous les élèves sont toujours heureux de ne pas avoir de cours, et je ne fais pas exception, loin de là.

See you !

mardi 18 octobre 2011

Photos de mon chez moi

 



(Pas d'illusions : le tout a été rangé pour l'occasion. Vous pouvez - ou pas - cependant constater que j'ai plusieurs problèmes de configuration : 1) les prises Internet et normales sont à l'opposé exact de mon bureau et de mon ordi, aussi deux fils traversent-ils ma chambre de long en large. 2) Je n'ai pas de table de nuit, 3) L'isolation des fenêtres est plutôt bof.



(La salle à manger vue de l'entrée)



(Le coin cuisine)



(Les toilettes)



(La salle de bain, qui est plus grande que ne le montre la photo)



(Notre couloir)



(A la sortie de notre couloir, voici le palier dont l'escalier donne sur d'autres séries d'appartements, et la porte avec le colis devant, c'est le bureau de Monsieur Starforth)


Voilà là où je vis ! C'est pas mal, non ?