Cela fait longtemps que je n'ai rien posté sur ce blog ; je me rattrape aujourd'hui.
La dernière fois que je vous ai donné de mes nouvelles, j'avais participé à une fête pour les élèves étudiant le français et les élèves français (je fais partie des deux catégories ^ ^), à un formal, et à une randonnée mouillée. Ce fut une semaine très remplie, mais sachez que toutes les semaines ne sont pas comme cela !
J'étais alors en période de stress, puisqu'il fallait rendre les "summatives", ou devoirs de fin de trimestre, s'il faut traduire ce mot. J'avais trois commentaires à rendre à ce moment-là, et ai fait l'expérience des consignes de l'Université de Durham pour rendre les devoirs (en tout cas dans mon département, mais chacun a sa propre politique, c'est un peu fédéral) : il faut télécharger son devoir sur DUO pour que l'ordinateur central détecte les éventuelles traces de plagia, puis l'imprimer en deux exemplaires, avec une interligne de 1,5 ou double, un code anonyme à télécharger et inscrire en haut de chaque page, la numérotation des pages, agrafer le tout ; imprimer le mail attestant que le devoir a bien été téléchargé, remplir une feuille avec son nom, son college, le titre du devoir, du module, un questionnaire pour savoir si on a bien respecté les précédentes consignes ; le passer dans une machine qui marque la date, et le poser dans une corbeille dans une salle spéciale... ouf, c'est fini !
Donc imaginez moi, arrivant comme une fleur la première fois, ignorante de tout ceci, tendant mon devoir en disant "Je crois que c'est ici qu'on peut rendre les devoirs ?" Bon, le type qui m'a ridiculisée était sympa, il m'a expliqué avec diplomatie que je n'avais rien compris et m'a fait faire demi-tour... Et comme je ne peux jamais faire les choses de la bonne façon, j'ai oublié la moitié des consignes que je vous ai dites précédemment (heureusement, les moins graves) pour mon premier devoir... Je pense que je vais simplement perdre quelques %.
Mardi 6 décembre, j'étais censée retrouver Théa et Marius au Vennels' café (vous savez, les deux élèves avec qui je fais un tandem), mais Théa n'avait pas donné de nouvelles, donc ça a été un tête-à-tête avec Marius. Je lui ai parlé des côtés sympas de la langue française (virelangues, amours orgues et délices, etc), mais aussi de mon ignorance absolue sur la Norvège, d'où tous les deux viennent (je ne me rappelais même plus quelle en était la capitale, je confonds toujours entre les trois pays sacandinaves). On a parlé un peu de son pays, etc ; parce que bon, ok, lui et Théa sont là parce qu'ils veulent en savoir plus sur la France et entendre parler français, mais moi aussi j'ai le droit d'apprendre des choses au passage !
Ce soir-là, nous avons fait une sortie entre colocataires pour fêter Noël, quoiqu'avec de l'avance, parce qu'Emilia partait le jeudi suivant en vacances (pour fêter, entre autres, son premier anniversaire de mariage !) Nous sommes allées à un restaurant asiatique qui se trouve sur la place du Gala Theatre ; cet endroit est rempli de bars, de restaurants (notamment le Chiquito, où Papa et moi étions allés le soir de notre arrivée). Dans ce restaurant, on pouvait choisir à la carte un plat en fonction de son pays d'origine : Chine, Japon, Vietnam, îles du Pacifique, etc. Il y avait donc beaucoup de choix, et un petit dessin rouge indiquait la teneur en épices du plat ; cependant, Flore-Anne a pris un plat, très bon au demaurant - j'y ai goûté - qui n'était pas indiqué comme épicé, et l'était tout de même assez ; alors qu'est-ce que cela devait être ceux avec un petit dessin !
Le prix des plats étant correct, et l'ambiance sympathique, nous avons toutes passées une bonne soirée, l'occasion pour nous de se retrouver ensemble, chose rare. Pas de photos, car le peu de luminosité du restaurant les a toutes gâchées.
Pour ce qui est de mes activités avec mon college, je vais toujours à la chorale, où lundi 5 décembre nous avons chanté des carols (chants traditionnels de Noël) ; j'ai essayé de leur faire chanter "Il est né le divin enfant", seul chant français de notre carnet de chant, mais personne ne connaissait... Et le mercredi 7, je suis allée pour la dernière fois du trimestre au badminton, où il n'y avait pas beaucoup de monde (tous les absents bossaient sur leurs summatives), mais où je crois j'ai gagné un match en double !!! (je crois, c'est ce que j'ai cru comprendre dans le compatge du score, mais peut-être que je me trompe complètement). Gagner ou non n'a pas d'importance, de toute manière tout le monde joue quand il veut, avec qui il veut, bref c'est le free style absolu (le problème c'est qu'on ne nous dit pas "ça ne va pas, lance plutôt de cette manière" ; enfin, on joue, c'est déjà pas mal).
Mardi 13, je suis allée à un carol service de St John's college à la cathédrale, où j'avais été invitée par mon amie Elizabeth. Je pensais que ce serait quelque chose comme un concert de carols ; sauf que lorsque j'ai lu le programme ("First Reading", Second Reading" etc jusqu'à "Fifth Reading", "Intercessions", "Blessing", "Lord's prayer" + Sermon), je me suis rappelée que "service" est le mot que les anglicans semblent utiliser pour dire messe ; en gros, j'étais à une messe anglicane ; sans doute pas une messe normale, mais une messe tout de même.
La chorale du college a commencé à chanter, puis il y a eu une procession de religieux, suivis par la chorale qui continuait à chanter. L'assemblée s'asseyait pour les lectures et le sermon, et se levait pour chanter les chants intermédiaires ; certains étaient bien des carols ("Hark! The herald angels sing", "O come all ye faithful" que nous chantons parfois aussi en France, mais dont le refrain n'est pas "O come let us adore him" mais "En lui viens reconnaître"), les autres aussi sûrement, mais je ne les connaissais pas. A un moment, les lumières se sont éteintes et une vidéo a été projetée avec une bouche qui disait "Au commencement était le verbe et le verbe était Dieu". Puis un type, assis dans le public bien sagement, s'est levé et s'est mis à faire des gesticulations, en criant des paroles en rapport avec cela ; bref c'était flippant mais intense.
Mais même si j'ai passé plusieurs moments à me dire "Mais qu'est-ce que tu fous ici, Marie ?", je me suis régalée ; et puis le fait d'être en communion de prière avec la cathédrale entière, ce n'est pas rien... ça m'a rappelé les JMJ !
Mais j'ai oublié de dire que le trimestre était fini depuis vendredi 9 ! En fait, il ne s'arrête réellement que vendredi 16, mais nous avions reçu un mail il y deux mois nous informant que les cours s'arrêtaient le 14 (mercredi) ; de plus tous les profs ont annulé leurs cours de la semaine du 12, sauf ceux qui avaient à faire un rattrapage. C'est visiblement l'usage.
Hier soir, après avoir passé mon après-midi à la bibliothèque (plutôt vide ce jour-là, il faut le dire), j'ai rejoint Tom pour la soirée, où nous avons pris un verre au Cellar Door, un petit bar tranquille dans le centre où nous avons passé une super soirée.
Edna est partie mercredi, il ne reste donc plus qu'Amélia, Flore-Anne et moi à l'appartement, nous prenons le même avion pour Paris dimanche après-midi.
Je suis tout de même contente de rentrer pour les vacances, revoir la famille, etc. C'est vrai que je vis ma vie tranquillement ici, mais bon, comme je m'ennuie parfois (boulot, manger, sortir, dodo, puis boulot, manger, sortir, dodo, etc), ce petit mois à Toulouse va me changer un peu. J'espère que je n'aurai pas le mal du pays en revenant !
Coucou, j'adore tes mésaventures.
RépondreSupprimerBisous