samedi 3 décembre 2011

Samedi dernier, je suis allée faire une randonnée dans la région de Cumbria, près du village de Dufton.
Moins difficile que la précédente (dans le Lake) car les montagnes ont laissé la place aux collines, elle a cependant été pire pour ce qui était des conditions : brouillard, puis vent très fort, avec pluie d'abord très anglaise, puis ensuite tournant carrément à la franche averse. Bref, vraiment pas le jour pour sortir !

J'ai néammoins été dans un groupe avec des personnes sympathiques, quoique Tom, notre chef de groupe (celui qui a la boussole, connaît - ou est censé - le chemin, et doit veiller à ce que personne ne se perde) ait eu l'air de considérer que j'étais la lambine de service, passant son temps à me dire "How are your Marie ?" "Are you tired ?", "Are you cold ?", "Don't worry Marie, we just have to walk two hundred metres to be at the top", etc, alors que je me sentais très bien ; mon seul problème était que mes habits n'étaient pas du tout imperméables, et que la boue qui avait depuis longtemps pénétré l'essence même de mes chaussures et chaussettes (désormais marrons-noires, même après lavage) me faisait tomber sans cesse. En arrivant au pub de Dufton, je suis allée me sécher devant le feu ; mes habits faisaient de la vapeur...

Excusez donc je vous prie le peu de photos, le brouillard m'a prise de cours.



(Le calme avant la tempête... vous avez un petit aperçu de la boue sur le chemin ; bin après c'était dix fois pire)




(Un paysage très caillouteux, dont la roche était presque noire)



(Vue sur une petite vallée)



(J'ai pris cette photo en me disant "C'est un moment de transition ; prends une photo maintenant, ce sera peut-être pire après")



(La pluie commençait ; nous cherchions notre chemin en nous abritant du vent derrière une sorte de cairn, ou de ruine).


L'appareil n'a ensuite plus bougé du sac, mais n'a heureusement pas pris l'eau, contrairement au livre que j'avais stupidement emporté pour le bus : Raoul de Cambrai (une chanson de geste) est maintenant dans un état déplorable, et en séchant la couverture s'est craquelée et tombe en miettes ; moi qui prends toujours si soin de mes livres... ma réputation est finie.

Lundi soir, j'étais censée aller à un formal (diminutif de formal dinner : habits de soirée et discipline, bref tellement anglais qu'il me fallait en faire un !) à St John's college avec Elizabeth, une amie du cours de Rebellion, mais elle a découvert la veille que nous avions été virée de la liste parce que la chorale s'était inscrite à ce dernier formal du trimestre ; bref je rongeais mon frein lorsque j'ai reçu un mail de mon propre college (qui organisait un formal mardi dernier, et auquel je n'avais pas pu m'inscrire en raison d'un bug d'Internet) : 5 places still available ! Bref j'ai envoyé un mail dans la seconde qui a suivi, et me voilà inscrite pour le formal du mardi 29 novembre !

C'était l'occasion de sortir ma robe de soirée (que je n'ai mise que deux fois en deux ans...) et ma gown, obligatoire pour ce genre de dîner dans mon college, mes escarpins, etc. Mais moi qui craignait d'avoir un décolleté trop "olé-olé", j'étais petit joueur par rapport aux Anglaises...



(Si c'est pas trop la classe... bon, on évite de trop regarder ma gown que je n'avais pas eu le temps de repasser)




(J'avais demandé à être à côté de Theresa, l'Allemande que j'avais rencontré à la Matriculation Ceremony. Nous étions le groupe des foreign students, même s'il y en avait sûrement d'autres dans la salle : deux Allemandes et un Allemand, une Italienne, un Belge francophone et une Française - moi)



(Ok, la photo est floue, mais c'était pour vous montrer les élèves en gown - garçons en costume, et filles en habits de soirée - faisant la queue pour acheter des bouteilles de vin)


J'ai retrouvé Marius, l'élève avec qui je fais le tandem linguistique, ainsi qu'un garçon et une fille qui sont dans certains cours avec moi. J'ai également retrouvé certaines personnes que j'ai l'habitude de voir en survèt au badminton, et qui ce jour-là étaient sur leur 31.



(Au menu : soupe TRES poivrée en entrée, poulet-pommes de terre avec jardinière de légumes, gâteau au chocolat et caramel. Rien de très transcendant, quoi)


Lorsque les "officiels" sont passés à table et en sont sortis - le directeur, etc -, tous les élèves devaient se lever, et un héraut a déclamé une phrase en latin. Si on voulait de table, c'était forcément définitif et il fallait prévenir le directeur, qui seul a le droit de vous laisser sortir. Les premiers à  se lever, deux garçons, se sont légèrement inclinés devant lui, qui a répondu positivement d'un signe de tête... Les autres élèves ont fait la même chose, ce doit donc être la norme. Je n'ai malheureusement pas eu ce plaisir car je suis sortie après les officiels.

Après cela, nous sommes allés avec les foreign students au bar du Trevelyan college, où je me suis fait violence pour prendre un verre (de cidre, ok) : waouh ! Nous sommes ensuite sortis pour aller en ville, au Fabios Bar : un endroit surchargé et étroit, super bruyant, duquel je suis finalment partie vers 23h30 (les autres étaient trop saoûls pour me faire la conversation). Heureusement, le seul qui soit moins bourré ("wasted" en anglais, je crois) que les autres était le Belge, Antoine, avec qui j'ai pu un peu discuter avant de rentrer. Petite note : j'ai appris que sortir pour se prendre une cuite se dit "to go on the lash", c'est bon à savoir pour connaître les intentions des autres...

Mercredi soir, Amélia, Flore-Anne et moi sommes allées à la Christmas Party réservée aux élèves de Français et aux élèves français (j'entre dans les deux catégories !) qui avait lieu sur North Road, c'est-à-dire juste à côté de chez nous, au bar The Head of Steam. L'étage nous était réservé, mais finalement il n'y avait pas beaucoup de monde. J'ai quand même retrouvé Théa (l'autre élève avec qui je fais le tandem), avec qui j'ai passé la soirée, et j'ai rencontré Collinn (bon, je ne sais pas du tout comment ça s'écrit, mais c'est le prénom super courant), un camarade de classe d'Amélia qui est Ecossais et parle un français impeccable. Le repas servi était censé être français (la prof organisatrice nous a révélé qu'il devait y avoir des tomates farcies et du St-Azur, mais ils jouaient aux abonnés absents). Nous avons ensuite fait un quizz musical ; il fallait trouver le nom de l'artiste et de l'extrait passé.

Au programme :

- "Avec le temps" (Léo Ferret),
- "La foule" (Edith Piaf),
- "Formidable" (Charles Aznavour),
- "Alexandrie, Alexandra" (Claude François),
- "Quand la musique est bonne" (J-J. Goldman),
- "Faut pas faire chier Mémé" (Manau).
(bravo la vision d'actualité de la chanson française ; il ne manquait plus que Maurice Chevalier !)

J'étais en groupe avec Théa et Linda, une personne âgée dont je n'ai pas très bien compris ce qu'elle venait faire dans cette fête pour étudiants, mais qui parlait bien français et qui s'est avérée très sympa. Ensemble, nous formions le groupe des Bouclettes (nom trouvé par Linda), mais ce n'est pas nous qui avons gagné. Le prix se composait de pâté et pain de mie, de camembert et d'oignons je crois. Il y a ensuite eu une tombola, pour laquelle je lot était un peu similaire, mais avec une bouteille de vin (français, bien entendu).
Lorsque tout le monde est parti (vers 10h30), Amélia, Flore-Anne, Collinn et moi sommes descendus au bar normal pour boire un verre, avons joué au pictionarrie puis au jeu du post-it sur le front, mais sans le post-it ici (j'ai mis un temps fou à deviner que j'étais Mario ; je suis vraiment nulle à ce jeu).

Vendredi, j'ai retrouvé Thomas et Caroline au Vennels café (dans lequel j'ai rendez-vous lundi pour prendre un repas avec Elizabeth) où, tout en discutant des profs que nous n'aimions pas (on ne se refait pas) et de nos langues respectives, j'ai dégusté un délicieux gâteau aux carottes !

C'était donc une semaine chargée mais agréable, pour oublier que j'ai trois commentaires à rendre d'ici peu de temps (j'en ai quasiment fini deux, et j'ai lu des livres pour le troisième). Le problème est qu'après cela, il va me falloir continuer à travailler car la plupart des livres qui m'intéressent à la bibliothèque ne peuvent être empruntés ; il faut donc que j'ai fait toutes les recherches pour les trois summatives à rendre le jour de la rentrée avant de revenir en France... Un agréable mois de décembre en perspective... Mais bon, ce sont les aléas des devoirs-maison, je préfère cela à un devoir en temps limité en langue anglaise seulement deux mois après mon arrivée (ce que j'aurai à la fin de l'année : pour chaque matière, un commentaire et un essai à faire en deux heures... Khâgneux entendez-vous cette abberration ? Où sont passés les beaux jours des disserts en six heures ?)

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