Jeudi en fin d'après-midi, je suis allée sur conseil de mon prof de Rebellion à une petite conférence qu'il donnait sur le thème central de nos cours, "Feud in medieval texts" (feud = querelle entre barons et roi). Je suis assez fière de dire que je pense avoir bien compris le propos, preuve sans doute de mes progrès ; de manière générale, on peut dire que si je me concentre, je comprends à peu près tous lescours. Simplement, il faut se concentrer, et cela demande beaucoup d'énergie (surtout le mardi matin, à ma première heure de cours de la semaine... c'est dodo). N'empêche, cette semaine, pour la première fois, deux personnes m'ont dit "Your english is very good" : ne prenons pas ce compliment comme un "waouh, ton anglais est parfait, on dirait une autochtone !" mais comme un "pour une personne dont la langue maternelle n'est pas l'anglais, tu te débrouilles bien".
Au début de la semaine dernière sont tombées trois notes de summatives : 61% pour un commentaire sur Ronsard, 65% pour un autre sur Phèdre, et 66% pour un autre sur Huon de Bordeaux, une chanson de geste du XIIIème siècle (qui a fait les choux gras de la famille pendant toutes les vacances de Noël... vous êtes vraiment moqueurs !) D'abord, j'avais tendance à traduire ça en 12-13, donc je ne trouvais pas ces notes si bonnes que cela, mais Tom m'a orientée vers le School Handbook de l'université qui explique que ce sont des bonnes notes, montrant une bonne maîtrise de l'exercice de commentaire et de bonnes références. En guise de commentaires, tous les professeurs d'ailleurs louaient mon travail, mais déploraient mon niveau de langue (c'est noté anonymement, alors j'ai été notée comme si j'étais Anglaise...) : une des professeurs a d'ailleurs ajouté en commentaire final "This is a very good commentary that would have been even better if the level of language had matched that of the content" : sans blague...
Même si Tom essaie de me rassurer sur mes notes, m'assurant qu'elles sont vraiment très bonnes pour quelqu'un qui n'écrit pas dans sa langue maternelle, j'angoisse énormément sur les examens finaux : je n'aurai que deux heures pour faire deux essays ou bien un essay et un commentaire (selon les matières) ; quand on sait le temps que j'ai mis à écrire mes summatives, et combien de milliers de fois j'ai cherché un mot dans le dictionnaire... Il va falloir que je me prépare vraiment bien avant.
Mais parlons plutôt du sujet qui a donné son titre à l'article : la neige ! J'attendais fébrilement sa venue depuis décembre, tant les photos de Durham enneigée étaient belles... Mais il était visiblement tombé trop de neige l'an dernier, il n'en restait plus assez pour l'hiver 2011-2012. Le 4 février, enfin, le nord de l'Angleterre s'est vu couvert d'un délicat duvet de sucre glace : malheureusement pour moi, j'étais dehors à ce moment-là.
En effet, c'était le jour où avait lieu la randonnée dans le Northumberland, dans les Cheviots Hill (à la frontière entre le Northumberland, encore en Angleterre, et l'Ecosse) ; il y avait déjà neigé, mais il s'est remis à tomber de la neige alternant avec de la pluie dans la journée, accompagnées d'un vent franchement fort. J'étais dans un groupe très sympa, la chef de groupe s'appelait Sarah et m'a été d'un grand secours en me prêtant ses gants, un polaire et des guêtres ; même le fait d'avoir chaussé des chaussures de marche spécialement ramenées de France n'a pas empêché l'eau de me mouiller les pieds. Bref, this walk was really cold, wet and snowy...
(ce bon vieux mur, qui caractérise la campagne anglaise et toutes les randos que j'ai faites pour le moment)
(la particularité du Northumberland réside dans l'absence d'arbres : en effte le National Northumberland Park est l'unique lieu de résidence du curlew - que Word Reference traduit poar courlis - et il vit dans les fougères ; celles-ci mourant lorsqu'un arbre pousse à proximité, on brûle tout arbre cherchant à pousser dans cette région)
(ma résidence, le lendemain matin ; comparez avec une des premières photos du blog, j'avais pris la même vue en arrivant en septembre)
(le chemin que j'emprunte après la messe pour ma petite promenade dominicale le long du fleuve)
(une partie de la Durham School, un établissement so english devant lequel j'aime bien passer en rentrant)
(une maison sur Quarry Heads Lane)
J'oubliais de parler de la soirée Chandeleur de vendredi soir ! Ce jour-là, j'avais préparé les crêpes à l'avance et à sept heures, Karen, Tom, Caroline et Stéphane, son copain de passage à Durham, sont venus manger à la maison où nous avons bien rigolé ; cette soirée devait être le pendant de celle que les Anglais nous avaient offerte au mois de novembre chez eux, mais avec en plus le fait que c'était la Chandeleur, fête que les Anglais ne célèbrent pas - voire ne connaissent pas.
(Caroline et Stéphane)
(Caroline et Tom)
Nota bene : je mets beaucoup de photos sur mon blog, mais quand j'essaie de voir si elles sont visibles, ce n'est pas le cas. Donc si vous n'arrivez pas à visionnez mes photos, laissez un commentaire pour me le faire savoir ou envoyer-moi un mail, c'est tout comme. Merci.
Mais si, on voit très bien toutes tes photos.
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